En français

 

  • Pourquoi mon livre sur le community management, par Julie Guégan, publié le 16 mars 2016

Aujourd’hui, la prolifération des technologies collaboratives et sociales dans le monde du travail amène de nombreux collaborateurs à vouloir optimiser leurs réseaux internes et externes et à devenir community manager, quelles que soient leurs responsabilités principales.

Le parti pris de ce manuel pratique est de sortir du cadre trop restrictif des outils pour proposer une vision plus générale des compétences de community management que les réseaux sociaux ont fait émerger il y a à peine 10 ans. Il a pour but d’aider à mettre en œuvre une gestion efficace des communautés de personnes.

Le community management sert à :

  • améliorer la réactivité des organisations grâce au développement de l’écoute des partenaires internes et externes,
  • rechercher des synergies et de la complémentarité au-delà des hiérarchies traditionnelles et des frontières de l’organisation,
  • offrir aux communautés la possibilité de jouer un rôle déterminant pour diffuser le bouche-à-oreille positif et générer de l’innovation.

L’implémentation des communautés, petites ou grandes, formelles ou informelles, et de leurs nouvelles méthodes de travail devient un enjeu stratégique aussi bien dans les administrations publiques que dans les entreprises et organisations non gouvernementales (ONG).

Ce manuel publié par les éditions Politeia et disponible ici, s’adresse en premier lieu :

  • aux personnes qui souhaitent faire évoluer leur pratique professionnelle vers plus d’ouverture et de participation,
  • aux personnes qui ont pour rôle de gérer des projets de collaboration au sein de groupes de partenaires internes ou externes (collègues, client, etc.).

Il sera également utile aux professionnels de la communication et à toute personne cherchant à mieux saisir les opportunités du web et de l’économie du partage.

 

  • Public et mondial par défaut, par Julie Guégan, publié le 6 juin 2015

Un gouvernement a beaucoup à gagner à être public par défaut. Avec une utilisation intelligente et une bonne conception des technologies numériques disponibles, c’est enfin possible. Tout gouvernement peut ouvrir la porte aux contributions, d’une manière efficace pour des coûts minimes.

Le grand public peut changer l’Europe. Ou du moins les citoyens peuvent suivre de près ce qui s’y passe et obtenir ce sens essentiel de la transparence. Les experts peuvent aussi contribuer davantage et mieux. Les technologies numériques vont simplifier des processus historiques rigides et vont permettre de rejoindre les conversations à chaque étape depuis tous les endroits du globe. De plus en plus, avec l’utilisation croissante des technologies numériques, les choses seront facilitées. Les initiatives ayant un impact intéressant sont déjà observées dans le domaine de l’éducation et de la culture, de la santé et de l’Europe numérique par exemple.

Avant le monde était privé par défaut. Vous deviez ajouter des personnes à votre communication. Maintenant, le monde est public par défaut. Les choses vont dans l’autre sens, vous devez retirer les gens de votre communication. Ce changement fournit une excellente occasion d’associer les citoyens aux institutions d’une manière significative.

Pour contribuer à une meilleure Europe, vous avez seulement besoin d’un ordinateur avec la bonne connexion. Il n’y a aucune limite. Quelle puissance et quelle influence nous pouvons avoir. Cela n’a jamais été plus possible et plus vrai.

La Commission européenne a récemment testé le processus décisionnel européen ouvert. Il s’agit d’un nouveau jeu qui vous offre la possibilité de concevoir les politiques futures de l’UE. “Public par défaut” devrait continuer à offrir des possibilités étonnantes. Êtes-vous prêt(-e) à les saisir?


 

  • Sur l’art de développer son réseau, par Julie Guégan, publié le 31 mai 2015

En moyenne, en France, les femmes ont 50 personnes dans leurs réseaux et les hommes ont 72 personnes. Une enquête menée par HEC a révélé ces chiffres il y a quelques jours. C’est plutôt faible si vous considérez que cette activité est essentielle pour la réussite de toute carrière.

Pour 59% des cadres, le développement d’un réseau nécessite apprentissage et techniques. Plus d’un sur deux croient que le bon maintien d’un réseau nécessite des efforts considérables. Et 73% d’entre eux pensent ne pas avoir le temps de mettre en place un bon réseau. De ma propre expérience, l’art de développer son réseau est loin d’être superficiel, cela peut s’apprendre rapidement et le coût est faible, tandis que les relations que vous aurez créées seront chères tout au long de votre vie.

Voici des principes de base de l’art de la création de réseaux:

  • La philosophie gagnant-gagnant, réseauter ne signifie pas «vendre».
  • Une bonne écoute et la capacité de poser des questions ouvertes.
  • Une communication claire, une bonne compréhension des personnes que vous souhaitez rencontrer, le bon usage des médias et de la langue.
  • Un profil clair, vous devez être en mesure de dire qui vous êtes et ce que vous faites en quelques mots.
  • Des promesses tenues, ce qui signifie être réaliste sur ce que vous pouvez offrir.
  • Des contacts réguliers, avec un message rapide de temps en temps.

Contrairement aux croyances communes, développer son réseau n’implique pas nécessairement de sortir tous les soirs. Vous pouvez inclure cette activité dans votre vie quotidienne d’une manière simple. Les outils numériques, tels que LinkedIn, Twitter, Meet-ups par exemple, vous permettent de facilement développer votre réseau. Il suffit juste de montrer un peu de créativité.

Tout travail est un ensemble de besoins et de solutions. Votre réseau jouera un rôle essentiel pour vous aider à avancer dans ce monde complexe. Développer de nouvelles relations en dehors de vos cercles traditionnels et vous serez en mesure d’accéder à des idées qui vous sortiront  de la pensée de vos groupes naturels.


 

  • Positifs en toutes circonstances, par Julie Guégan, publié le 26 mai 2015

Ca peut sembler évident mais pour conduire le changement, il faut adopter une attitude positive. Il faut croire à ce que l’on souhaite atteindre, ne jamais laisser nos doutes paraître. Les autres vont nous tester en permanence et je crois que c’est de bonne guerre.

  • Ayez toujours le sourire, la confiance et l’envie de faire davantage. Soyez toujours disponibles pour les autres.
  • Adoptez une position d’écoute et apprenez à questionner les comportements et les routines d’une manière efficace mais douce.
  • Entourez-vous de ceux qui croient aussi que les choses peuvent changer. Développez un réseau interne d’agents du changement positifs. Ne faites pas tout de façon isolée.
  • Utilisez un langage positif, toutes les expressions telles que « si vous ne changez pas, vous ne survivrez pas » sont à éviter.
  • Placez aussi votre énergie et vos efforts pour accompagner les petits changements car ils auront autant d’impact que les grands.
  • Protégez-vous, sachez mettre vos limites. Contournez les personnes qui ne cherchent pas à comprendre et veulent vous bloquer à tout prix.
  • Ne soyez pas dans le contrôle. Soyez un facilitateur du changement.
  • Soyez prêts à apprendre beaucoup des autres.

Accompagner un changement profond est très gratifiant pour soi, si l’on s’applique à respecter les quelques règles de base ci-dessus. Je vous souhaite une très belle aventure !


 

  • Je suis tellement fatigué des médias sociaux, par Euan Semple, publié le 22 mai 2015

Certains jours, je suis fatigué par tout cela. Les derniers outils, les dernières imitations, les mises à jour constantes, la vente, les relations publiques, l’auto-promotion, les “chats”. Je me demande si nous n’avons pas perdu l’intrigue et l’occasion que le web nous a donné de changer le monde. Je me sens parfois comme abandonné.

Mais alors je pense à toutes les relations merveilleuses que je suis en mesure d’établir et de maintenir grâce au monde en ligne. Combien le faire fait maintenant partie de ma vie, et une partie de celle-ci que je ne pourrais concevoir sans lui.

Les conversations que je lui dois, avec des amis, des proches, des clients et des gens avec lesquels je pourrais travailler à l’avenir, sont aussi énergisantes et excitantes que jamais.

Voilà ce dont il s’agit. Voilà ce dont il a toujours été question.


 

  • Les vents des vieux jours par Julie Guégan, publié le 18 mai 2015

Dans des temps anciens, les services de communication interne généraient de l’information, avec très peu d’implication et d’appréciation de la part du personnel. Les employés étaient rarement, voire jamais, motivés pour contribuer au-delà de ce pourquoi ils avaient été recrutés. Ceux qui lisaient  attentivement les bulletins intranet ou papier étaient finalement ceux qui travaillaient dans la communication, ou alors venaient de l’encadrement.

Dans des temps anciens, il y avait peu de mobilité et, par conséquent, aucune discipline de la gestion des connaissances n’était vraiment appliquée. Certains employés perdaient du temps à chercher l’information au sein de leurs petits royaumes où l’information était le pouvoir. D’autres supprimaient automatiquement leurs emails juste après un long séjour. Quant aux derniers, ils détruisaient toutes les copies de leurs productions avant leur retraite. Et à l’époque, les mêmes erreurs se reproduisaient encore et encore.

Dans des temps anciens, évaluer la performance coûtait cher. Ainsi, le bon travailleur était celui qui arrivait tôt et restait tard. Nous avons pu voir des comportements étranges pour cette raison: certains employés se cachaient derrière des écrans dans leurs petits bureaux, tandis que d’autres couraient dans les couloirs ou des réunions pour rester visible.

Bien que les vents des vieux jours aient balayé une partie de notre connaissance et de notre engagement, nous trouverons toujours de bonnes choses à dire sur nos anciennes pratiques. Nous pouvons aussi commencer à améliorer une situation terrible – seulement 13% des employés dans le monde se sentent engagés (Gallup, 2013) et, parler ouvertement de l’engagement du personnel, des gestionnaires en tant que leaders, du droit à l’échec, du personnel comme ambassadeurs et de la transformation culturelle.

Le numérique rend tout cela possible en fournissant à chaque individu – pas seulement certains – une influence illimitée. Et beaucoup de choses qui étaient trop coûteuses pour toutes les entreprises peuvent enfin être traitées à faible coût – comme les sondages, l’évaluation, la gestion des connaissances et la génération d’idées.


 

  • Une bonne époque pour ceux qui partagent par Julie Guégan, publié le 15 mai 2015

Il y a cinq mois, je décidais de prendre du temps pour me développer davantage. Je voulais comprendre encore mieux les tendances, rencontrer de nouvelles personnes et organisations, et, finalement, partager mes découvertes dans ce blog en complément de mes activités sur Twitter et LinkedIn. Le temps passe vite. Bien que je ne partage pas autant que je le voudrais, je souhaite que mes histoires courtes restent toujours utiles à vos yeux. Vous pouvez me contacter pour me poser toutes vos questions et me dire ce que vous souhaiteriez que je partage.

  • Dans beaucoup d’organisations – du moins celles qui réussissent, les humains sont de retour au centre du travail, ce qui est quelque chose de vraiment passionnant. Je vois des organisations se soucier de leur main-d’œuvre, comme jamais auparavant. De nombreuses initiatives sont lancées. Il s’agit d’un beau voyage plein de possibilités. Je suis heureuse quand je vois des gens partager, de plus en plus, en interne et en externe avec leurs parties prenantes.
  • Certaines conversations portent plus de fruits que d’autres. Mais comment faire en sorte qu’elles le soient toutes? Je vois encore combien il est difficile de lâcher prise et d’écarter les projets fondés sur le style “commande et contrôle” au profit de plus d’autonomie. En cette période de transition, où les organisations tentent de déplacer le curseur du mode hiérarchique à la gestion en réseaux, certains continuent de contrôler les conversations. De mon expérience, plus vous contrôlez, moins vous obtenez. Pourquoi pensez-vous que la météo soit un sujet naturel entre des personnes étrangères? Si il est essentiel de produire des résultats, il est encore plus important d’investir dans l’aspect renforcement de la relation.
  • Etes-vous en train de tirer le meilleur de votre réseau de donneurs, ceux qui aiment partager? Les “donneurs” veulent jouer un rôle encore plus important dans votre entreprise, dans la définition de votre vision, l’innovation de vos services et produits, la promotion de vos réalisations, et la résolution des problèmes. Il existe différents moyens de tirer le meilleur de leur énergie et de nombreuses tactiques pour rendre cette énergie virale à travers votre organisation et autour. Les donneurs sont un trésor caché.
  • La mise en œuvre de la vision est difficile à réaliser. Pourquoi les dirigeants luttent toujours autant à la mettre en application? Je vois trois raisons principales à cela. Tout d’abord, si un changement de comportements est attendu du personnel, les membres de l’encadrement doivent agir en modèles. Les employés ne prendront pas tous les risques – seuls quelques-uns auront cette audace. En second lieu, des exemples sont nécessaires pour définir la vision. Cela signifie donner un sens au changement souhaité – une croyance forte ne suffit pas,  des démonstrations concrètes de la façon dont la vision fonctionnera dans la pratique et offrir du soutien pendant toute la durée du changement. Ces derniers mois, j’ai vu de nombreuses initiatives de formation dans les domaines de l’évaluation des performances, la créativité et la prise de décision par exemple. Troisièmement, l’approche qui consiste à aller du haut vers le bas ne devrait pas être la seul adoptée si on souhaite demander aux employés de devenir plus entrepreneurs et de prendre plus de responsabilités. Afin de mettre en œuvre la vision avec succès, les organisations auront besoin d’initier une approche transversale – pour les fonctions similaires, ainsi que de haut en bas – pour une meilleure viralité.

Il s’agit d’une bonne période pour les donneurs, ceux qui aiment partager, car ils seront appelés à jouer un rôle déterminant dans l’avenir de l’entreprise. Lancez la chasse au trésor et “éduquez-les” tout en les faisant grandir. Si vous ne vous souciez pas d’eux, leur désengagement peut aussi devenir contagieux.


 

  • LinkedIn Elevate: nous avons besoin de bien plus que les technologies par Silvia Cambié, publié le 30 Avril 2015

LinkedIn vient de lancer Elevate, une application qui permet aux employés de partager du contenu produit par leur entreprise sur leurs réseau sociaux privés (LinkedIn et Twitter).

L’application est une étape dans la bonne direction. Mais je suis en désaccord  avec Will Sun de LinkedIn, lorsqu’il écrit: «Pourquoi les entreprises ne poussent pas davantage leurs employés à devenir des ambassadeurs sur les réseaux sociaux? Parce qu’ils n’ont pas les outils nécessaires pour partager facilement et efficacement le contenu … “.

La raison pour laquelle les employés ne sont pas prêts à partager le contenu de leur employeur sur les médias sociaux n’est pas lié au fait qu’ils ne possèdent pas la technologie, mais plutôt au fait qu’ils ne sont pas motivés à le faire.

Je ne suis pas d’accord avec ceux qui pensent que permettre aux employés de partager le contenu de l’entreprise est aussi facile à mettre en place que les stratégies pour favoriser le plaidoyer de la marque. Si j’aime une marque tellement que j’en achète tous ses produits, alors partager ma passion pour elle sur Facebook ensuite ne représente pas un trop grand pas. Mais amener mon employeur et ce qu’il représente dans ma sphère personnelle en partageant le contenu avec mes amis et followers est une autre affaire.

Voici quelques exemples où j’ai vu comment utiliser au mieux les employés comme ambassadeurs:

RSE: responsabilité sociale est un domaine que nous pouvons utiliser pour exploiter les passions des salariés. Prenons, par exemple, une entreprise de télécommunications au Moyen-Orient, qui pendant le Ramadan soutient un organisme de bienfaisance qui répare les maisons des pauvres gens. Les employés donnent de leur temps libre et travaillent pour l’organisme de bienfaisance dans le cadre de l’initiative. L’employeur développe une campagne de médias sociaux qui repose sur ses employés partageant le mot sur leurs propres médias sociaux. Les membres du personnel qui font du bénévolat pour l’organisme de bienfaisance sont très motivés pour partager cette expérience parce qu’être un bénévole fait clairement partie de leurs valeurs personnelles. Il s’agit donc de quelque chose que les employés aiment à partager avec leurs amis.

La RSE est la première piste que vous pourriez envisager si vous essayez de convaincre vos dirigeants de transformer les employés en ambassadeurs. Il est plus sûr que d’autres domaines. Si votre entreprise a une stratégie claire en matière de RSE, il y a beaucoup de chance pour qu’elle ait déjà investi massivement dans les réseaux sociaux à ce sujet.  Ajouter une nouvelle voix avec celle de vos employés est une étape logique.

Les conférences d’entreprise: De plus en plus d’entreprises utilisent Twitter en plus de Yammer (ou Jive ou Chatter …) pour leurs conférences internes. Il est révolu le temps où quelqu’un postait l’étrange Tweet à propos du gâteau servi au 5ème étage … ne réalisant pas que l’ensemble de la Twittosphere serait en train de lire ….

Les organisations utilisent des moyens de plus en plus sophistiqués pour combiner des discussions internes sur leurs ESN (réseau social interne) avec les efforts visant à faire participer les parties prenantes externes à travers des canaux comme Twitter.

Pearson a utilisé le hashtag #pearsonsummit pour générer des conversations sur Twitter au cours de leur conférence d’entreprise à Miami en Février. Ils ont choisi un groupe d’employés de différentes zones géographiques pour jouer le rôle de reporters. Ils avaient la tâche d’interviewer les participants, capturer certaines des conversations et partager leurs impressions sur leur réseaux sociaux.

Natalia Jaszczuk, une éditrice dans le groupe d’édition, a écrit un billet de blog émouvant sur le pouvoir de l’éducation qu’elle a partagé à travers son compte Twitter.

L’avantage d’utiliser des journalistes itinérants avec une présence établie sur les médias sociaux est que l’entreprise peut alors mobiliser au-delà de la conférence. Une fois à bord, ils vont continuer le partage de contenus d’entreprise sur leurs chaînes. Une conférence est une bonne occasion de démarrer votre projet d’employés comme ambassadeurs.


  • Un sentiment d’urgence par Julie Guégan, publié le 30 avril 2015

Les gens ont longtemps investi et développé une expertise dans des pratiques de travail qui ont conduit au succès. Pourquoi auraient-ils besoin de changer?

Au cours des dernières années, j’ai vu de nombreuses organisations introduire de nouveaux outils de travail et attendre que de nouvelles routines se développent avec eux, sans prendre le temps d’expliquer pourquoi. Soudain, il y avait cette urgence de changer.

La totalité des effectifs ne vont pas adopter de nouveaux comportements, tout simplement parce que les outils sont là. À un certain point, il est nécessaire d’ouvrir un débat interne sur la résistance et développer une campagne autour des réflexes nouvellement dénoncés comme «mauvais». Cet environnement en constante évolution ne peut être ignoré plus longtemps, ceci est le monde où nous vivons tous et pas seulement une tendance. Et il y a une bonne explication derrière l’introduction des plateformes collaboratives dans l’entreprise:

  • • Les médias numériques devraient dépasser la télévision comme canal principal en Europe. Développer les compétences numériques devrait être aussi important que la lutte contre l’analphabétisme.
    • Fidéliser la clientèle est devenu un grand défi. Les employés ont un rôle clé à jouer dans la promotion des valeurs de leurs organisations et doivent devenir de véritables ambassadeurs de la culture de l’entreprise, ce qui fera non seulement venir les clients, mais les amènera à rester. Mais, l’encadrement intermédiaire trouve qu’il est très difficile de responsabiliser les gens et de leur laisser plus d’autonomie hors du style « commande et contrôle ».
    • Les messages ne sont pas reçus parce que les gens crieront plus fort sur le web. Il faut apprendre à développer plus de conversations et à utiliser la puissance des réseaux et des communautés. Ne pensez-vous pas que le mot «audience» est voué à disparaître des dictionnaires? Il semble encore si difficile de cesser de pousser l’information pour plus d’engagement.
  • Enfin, les adopteurs rapides de technologies et de nouveaux usages sont ceux qui vont influencer les routines de notre avenir. Qu’est-ce qui est en place pour les écouter davantage dans le but de stimuler l’innovation qui sera le moteur de l’entreprise moderne?

Malgré ce sentiment d’urgence, il y a un intérêt à faire une pause et à lancer les conversations pour s’assurer que les bénéfices sont compris par tous. Par exemple, de nombreux cadres intermédiaires ne comprennent pas leurs rôles avec les nouveaux outils. Comment combattez-vous ce défi?

“Adapter ou périr, maintenant plus que jamais, est un impératif inexorable de la nature», HG Wells.


 

  • Les différentes étapes pour gérer une communauté interne en ligne par Julie Guégan, publié le 30 avril 2015
  1. Préparer (organiser une première réunion pour aider les gens à se connaître;  Co-créer des règles; Identifier les champions et distribuer les responsabilités – il s’agit d’une initiative collective ; Définir la vision et les facteurs clés de succès)
  2. Concevoir (Offrir un espace de travail central pour le travail qui doit être fait; Inviter quelques collègues – les champions, ceux qui sont prêts à commencer le voyage, les «c’est une excellente idée!” . Suite à leurs commentaires, modifier l’expace collaboratif et élaborer du  matériel d’orientation ; Et, structurer ; définir une section “meilleur contenu”, une bibliothèque, des conversations …; garder la technologie simple et investir dans les meilleures fonctionnalités, sondages rapides, métadonnées, co-création, par exemple).
  3. Mettre en œuvre (Inviter tous les collègues;  Promouvoir les possibilités de formation – d’auto-apprentissage aussi. Souhaiter la Bienvenue – le mieux est de le faire dans les coulisses, d’une manière intime et de rappeler aux collègues la nécessité de compléter les profils et de mettre en place des alertes ainsi que des filtres pour obtenir le maximum de l’outil. Accompagner le développement de cas d’usages.)
  4. Développer (l’animation se fait principalement dans les coulisses. Une communauté saine ne devrait pas avoir besoin d’un gestionnaire de communauté, en théorie. Rassembler les réussites dans un espace dédié. Inspirer la confiance, et être un modèle en matière de techniques de communication respectueuses pour les collègues. Envoyer un email contenant les conversations à dynamiser sur une base régulière, reliant directement aux conversations; Promouvoir du contenu d’autres sources; Organiser le contenu – taxonomie, changer les titres des documents, etc. dans l’optique de faciliter la collaboration. Suivre la direction prise par la Communauté, ne pas forcer mais accompagner).
  5. Animer (prévoir un plan d’action, dans lequel “établir des relations” est une priorité ; Organiser des événements – des sessions de chat, des webinars, des sondages rapides, activités de crowd-sourcing, ..; Notifier les experts pour dynamiser les conversations – en cas de besoin! Quand il y a une nécessité de dynamiser fortement une communauté qui doit encore produire des résultats, une option est de laisser aux collègues la possibilité de changer de rôle et d’effectuer une autre fonction pendant une journée pour avoir une meilleure appréciation de la façon dont les gens ont besoin de travailler ensemble; Écouter activement «si vous lisez, aimez»; Inviter de nouveaux membres. Injecter du sang neuf qui saura alors «revigorer la communauté»; Utiliser des techniques d’engagement entre pairs; Si des conflits ou des interprétations erronées surgissent, être le premier à trouver une solution).
  6. Surveiller (surveiller l’activité sur une base régulière; Comparer avec l’activité moyenne dans les autres groupes; Identifier les influenceurs).
  7. Fermer  (fermer l’espace et archiver le contenu; Récompenser les participants les plus actifs; Promouvoir les meilleures conversations ayant produit des résultats concrets).
  8. Analyser (échanger les enseignements avec d’autres gestionnaires de communauté; Comparer les résultats; Élaborer un cas pour le catalogue de l’organisation).

  9. L’organisation centrée sur les personnes par Julie Guégan, publié le 11 avril 2015

Au cours des dernières années, de nombreuses organisations ont évalué le niveau d’engagement de leur personnel. Fondamentalement, il existe un lien direct avec la productivité.
Les organisations centrées sur les personnes et qui ont un score élevé d’engagement du personnel parviennent à faire des profits tout en réussissant à attirer et fidéliser leurs talents. Ces arguments sont autant de bonnes raisons d’améliorer la situation si le niveau d’engagement est faible.

Selon mes observations, ces mesures portent des fruits :

  • Combiner plus de responsabilisation et un encadrement solide
  • Diriger avec des valeurs et non des règles
  • Créer un environnement de confiance dans lequel les gens peuvent expérimenter en toute sécurité
  • Laisser les gens travailler à haute voix
  • Développer plus de conversations avec de plus en plus de gens à l’intérieur et à l’extérieur de l’organisation

Il est clair que les technologies numériques peuvent aider à une mise en œuvre rapide et efficace de ces mesures.


 

  • Et e-compétences, par Julie Guégan, publié le 10 avril 2015

L’objectif pour toute organisation qui se veut en phase avec le monde qui l’entoure est la transformation numérique. Pour la préparer au mieux, il faut préparer le personnel (tout le personnel!) à travers un programme dédié à la compétence numérique.

Et parce que je vous l’ai promis dans « recette pour une transformation numérique”, je décris les huit compétences essentielles de ce programme.
  • Sécurité de l’information: comment assurer sa sécurité sur internet: comment protéger ses comptes, comment choisir ses mots de passe ? le cloud, le patriot act.. Il faut lancer la discussion sur les risques réels. La résistance vient le plus souvent d’un manque de connaissances.
  • Protection des données personnelles: quelle est la réglementation européenne, que peut-on dévoiler sans risques et qu’est-il essentiel de cacher? Là encore, il faut connaître quelques règles de base afin d’évoluer dans la confiance. Il y a aussi des outils à éviter car ils ne respectent pas la protection de vos données.
  • Gestion de la qualité: dans un monde saturé d’informations, comment filter, vérifier la fiabilité des sources, comment identifier les experts et ainsi aller vers plus de qualité au profit de la quantité?
  • Marketing du contenu: comment faire émerger les conversations, comment attirer les contributions, comment gagner en visibilité sur la toile?
  • Gestion de communautés: comment développer sa communauté de followers, comment transformer ses auditeurs passifs en promoteurs actifs des services? Quelles sont les bonnes stratégies de la gestion de communautés?
  • Compétences d’écoute: comment améliorer la veille et l’écoute, quelles sont les données clés à analyser? Quels sont les usages dont on peut s’inspirer? Comment mieux garder un oeil sur les tendances.
  • Développement de l’e-mentalité: comprenez-vous la logique Web 2.0? Maîtrisez-vous les fameuses e-valeurs?
  • Planification stratégique: quels outils pour quels usages et quelle audience? Savez-vous faire une cartographie des technologies et usages?
Je suis persuadée que pour réussir à mettre le mouvement en marche, il faut chercher à être partout avec des projets tous azimuts, inspirer tout le monde et ainsi préparer au mieux la suite, qui devra se dérouler principalement au niveau local, surtout dans une organisation fortement décentralisée. Elles le sont toutes…

  • E-valeurs par Julie Guégan, publié le 10 avril 2015

Le numérique nous donne finalement une bonne excuse pour initier un changement qui devenait pressant.

Grâce aux nouveaux outils numériques, chacun peut désormais gagner en efficacité, être mieux informés et atteindre un meilleur équilibre de vie. Mais avant de promouvoir les outils, les individus doivent d’abord comprendre le potentiel à adopter les “e-valeurs”, ces fameuses valeurs que le web a fait émerger: la collaboration, l’empathie, la réactivité, l’agilité, et la transparence.
C’est ainsi qu’il y a quelques années, j’ai lancé un programme de formation dédiée à la compétence numérique à la Commission européenne.
Les motivations pour un tel programme avaient à l’époque deux origines.
La première: la crise de l’ACTA. Pour rappel, il avait été reproché un manque de transparence sur les négociations et les opposants avaient utilisé le web pour rassembler en masse et ainsi contrer sa mise en oeuvre. La Commission avait alors perçu, au plus haut niveau, l’urgence d’occuper d’avantage le terrain numérique, pour assurer une veille permanente et rejoindre les conversations. Il semblait essentiel de former des « ambassadeurs » à l’usage des médias sociaux. Commissaires et porte-paroles avaient alors commencé à développer leurs comptes, à l’initiative de la Direction-Générale Communication. Aujourd’hui, le Collège entier est présent sur la toile et les communicants ont bien compris l’intérêt d’avoir une présence continue sur les réseaux.
« Faire plus avec moins », la Commission doit réduire ses effectifs de 5% d’ici à 2016, tout en assumant une charge de travail accrue, et voici la deuxième motivation pour ce programme.
Comme partout ailleurs, le personnel avait assimilé des façons de faire et chacun se rassurait que la méthode était la règle, malgré les frustrations que l’on pouvait percevoir à tous les niveaux (manque de collaboration interne, organisation en silos, pas de réelle prise de risques, évaporation du savoir, etc.). Alors que la charge de travail était déjà conséquente, plutôt que que de rester bloqués par des réflexes protecteurs dans des habitudes de travail, parfois à l’encontre du bon sens (temps passé à gérer les emails, charge de travail produite par trop de procédures internes, temps perdu à rechercher les informations, etc.), l’idée était de provoquer un changement de cadre, de faire sortir les individus de leur zone de confort et de favoriser ainsi l’esprit entrepreneurial.

  • La transformation numérique est la solution mais les décideurs n’aident pas par Stephen Danelutti, publié le 22 mars 2015

Le business social est mort et la transformation numérique le remplace. On fait du neuf avec du vieux. Comme tout devient numérique, les solutions qui viennent du web sont recherchées partout à nouveau. Le numérique a été présent dans l’entreprise depuis au moins l’arrivée de l’Internet. L’intérêt porté aux technologies est maintenant accentué par l’internet des objets. Il est ce qui va guérir les taux de croissance anémiques. Il est au cœur de nouvelles sphères d’innovation. Il va même améliorer la productivité et la santé à travers ce qu’on qualifie désormais de mise en chiffres de soi.

A chaque seconde, l’entreprise enrichit sa propre vision et développe un nouvel idéal à se transformer par des moyens numériques. Tout devient cible. Le lieu de travail, les interactions avec les clients, la ligne de production, etc. Les programmes de transformation numérique dans les organisations sont pléthores. Mais tout n’est pas utopique. Le plus souvent, il y a un décalage entre la vision des cadres supérieurs sur ce qu’ils veulent atteindre et la manière dont les gens l’exécutent. En voici quelques raisons:

      • Les gens n’ont pas les outils, du moins pas les bons. Certaines organisations fonctionnent encore avec IE6, ce n’est pas possible.
      • Les gens ne sont pas impliqués dans la définition de la stratégie.
      • Souvent, les mauvaises personnes sont aux commandes – le département informatique par exemple.
      • Il y a un trop gros attachement donné à la technologie – la partie numérique de la transformation.
Altimeter l’a bien dit dans son rapport 2014 sur l’état de la transformation numérique. “Quand la technologie prend le pas sur tout, l’écart devient encore plus grand entre les employés et les défis que leur entreprise tentent de résoudre.” Alors, que peuvent faire les organisations et les dirigeants pour arranger les choses?
      • Accentuer les efforts sur la participation des publics-cibles. Ce n’est pas compliqué. Partagez une vision de l’endroit où vous voulez aller. Lancez un groupe sur Yammer, par exemple. Sollicitez des commentaires. Faites-le avec authenticité et vous obtiendrez des retours authentiques. Chaque fois que vous voyez quelque chose de bien, prenez-le en compte et partagez ce que vous en faites. Emerveillez-vous de l’intérêt de vos collègues à participer à la stratégie.
      • Se focaliser sur l’entreprise pas les outils. Les gens vont mieux comprendre le rôle que le numérique peut jouer quand ils verront l’impact sur le travail qu’ils font.
      • Prêcher par l’exemple. Lorsque vous préconisez de changer les méthodes de travail, modifiez aussi la façon dont vous travaillez, assurez-vous que vous pratiquez ce que vous prêchez. Soyez “social” sur les outils sociaux si vous en faites la promotion, par exemple.

Avez-vous des suggestions?


  • Recette pour une transformation numérique réussie par Julie Guégan, publié le 22 mars 2015

Il est l’heure d’un bon repas! Pour promouvoir la transformation numérique, il vous faudrait les ingrédients suivants:

        • Du coaching personnalisé pour cadres moyens. De toute évidence, la résistance au changement se trouve au milieu, là où la perte de l’ego et de réflexes protecteurs peut être un problème.
        • Des récits forts qui font du sens. Un discours récurrent est que les nouvelles technologies peuvent rendre plus efficaces. Question: Tout le monde est-il touché par le discours sur l’efficacité? Par exemple, certains craignent d’être encore plus sous pression avec les nouvelles technologies, il faudrait donc plutôt leur expliquer les avantages pour améliorer leurs conditions de vie. Si les communicants ne veulent laisser personne au bord de la route, ils ont besoin de développer des histoires différentes adaptées à leurs populations internes diverses (l’aspect culturel et et le genre peuvent être considérés).
        • Des données régulières pour les ingrédients ci-dessus. Nous devons segmenter notre public interne pour développer l’approche appropriée à ces sous-populations qui ne sont pas semblables et qui se retrouvent autour des mêmes besoins. Aujourd’hui, nous pouvons recueillir de plus en plus régulièrement de données sur eux à travers l’utilisation de plateformes collaboratives et sociales, non seulement par le biais des statistiques, mais aussi d’une manière qualitative à travers davantage d’écoute.
        • Un objectif unique et de la la clarté.  La cannibalisation en termes d’usages est certainement nuisible. Si vous décidez de garder de nombreux outils de travail, les utilisateurs doivent bien comprendre le but de chacun, par rapport à l’autre. Chaque outil doit apporter une valeur ajoutée évidente. En outre, ils doivent pouvoir se succéder d’une manière très limpide pour une expérience utilisateur fluide.
        • Le personnel comme ambassadeurs. Il s’agit certainement d’une priorité pour les organisations, mais la meilleure approche est sur la base volontaire. Si cela devait être imposée, la résistance serait importante, et le retour sur investissement ne sera pas très élevé. Une fois identifiés, ces «ambassadeurs» ont besoin de se rencontrer régulièrement et fonctionner comme une véritable communauté de pratique.
        • Le développement des e-compétences. (voir plus haut).
        • Plus de responsabilisation et un soutien de la hiérarchie solide. La vision et les valeurs devront être communiquées, la confiance assurée et l’esprit entrepreneurial promu.

Je suis sûre que vous apprécierez beaucoup ce repas !


 

  • Effacer la machine par Julie Guégan, publié le 16 mars 2015

La principale différence entre ceux qui ont adopté les technologies numériques et ceux qui ne l’ont pas fait, repose principalement sur le positionnement de la machine pour eux.

Pour les derniers, la machine a maintenu une présence déconcertante, responsable le plus souvent du blocage. Alors que pour les autres, la machine est de plus en plus invisible et c’est seulement lorsque surviennent les frustrations qu’ils percevront à nouveau sa forte contribution.

La plupart de ceux qui utilisent les technologies numériques font de la communication humain-à-humain et ont effacé la machine de l’équation.

Alors que j’essaie de donner un sens à la transformation numérique, je constate le besoin de définir les principales caractéristiques de ce concept, afin que nous puissions tous devenir des maîtres de la communication humain-à-humain.

      • La machine nous rend mieux connectés. Nous pouvons trouver facilement des personnes qui partagent un intérêt commun, des valeurs similaires, et développer une relation sincère avec eux. Même en résidant dans l’une des plus petites villes de ce monde, nous pouvons bénéficier d’un réseau immense à faire pâlir les new-yorkais.
      • Les influenceurs ne sont pas forcément ceux que nous pensons. Ils peuvent sortir de partout. Suivre les sujets et les conversations chaudes est devenu inévitable. Être ouvert, écouter toujours de nouvelles personnes, quittons notre zone de confort. Voyageons virtuellement.
      • Rejoignons des conversations et augmentons nos chances de développer de grandes idées qui peuvent rendre ce monde meilleur. Jamais entendu parler de serendipité ??
      • Aimons demander de l’aide et aider les autres davantage, et découvrons les avantages de l’intelligence collective et du crowdsourcing. Cette chose fabuleuse que nous pouvons apprendre de la génération Y est que nous pouvons en toute sécurité réduire nos obstacles à la participation. Nous ne prendrons pas de risques en montrant notre empathie publiquement. Il s’agit d’une valeur qui nous rendra forts, pas l’inverse.
      • Nous sommes les meilleurs ambassadeurs des marques que nous aimons. Comment les organisations peuvent-elles mieux utiliser leurs communautés d’adeptes? Augmenter le nombre de « likes » n’est pas suffisant, elles ont besoin de transformer leur public en promoteurs actifs. D’un point de vue du business, la communication humain-à-humain parle d’amélioration de l’engagement, de développement de la communication personnalisée et de la promotion d’une expérience unique (applications à but unique par exemple) ainsi qu’à partager. Les belles interfaces sont absolument nécessaires.
      • De plus en plus d’entre nous utilisent les téléphones mobiles, modifiant non seulement la façon dont nous communiquons, mais aussi celle dont nous vivons. En tant qu’êtres humains, nous souhaitons plus de ces courtes histoires, contextualisées, se déroulant dans des espaces semi-privés.

Effacez cette machine qui permet pourtant les belles conversations d’humain-à-humain. Le paradoxe d’aujourd’hui.


 

  •  Avec le temps…par Julie Guégan, publié le 10 mars 2015

Si l’on vous considère comme un travailleur acharné, voyant dans chaque défi une opportunité d’apprendre,  il vous faudra faire preuve d’ingéniosité pour rendre vos journées de travail toujours plus stimulantes, tout en évitant le burn-out à tout prix.

Seuls le temps et l’expérience permettent de connaître les tactiques pour être toujours plus efficaces tout en se laissant des espaces de déconnexion. Malheureusement, cela ne s’apprend pas encore sur le banc de l’école ou lors de formations en entreprise. Face à ce constat, voici quelques éléments de réflexion liés à mon expérience qui j’espère vous seront utiles.

      • « Si vous aimez le digital, vous êtes en permanence connectée ». J’aime le chocolat, mais au risque de vous étonner je mange aussi d’autres choses. Quelle pression ne met-on pas sur les consultants en digital ou les community managers aujourd’hui? Je n’utilise toujours pas de smartphone. Non. Non sérieusement ! C’est ma tactique pour me respecter et respecter les autres autour de moi. Si j’avais un smartphone, je sais que je ne décrocherais pas. C’est un peu comme si j’avais un distributeur de chocolats dans ma poche, je me connais, je serais incapable de résister. Lorsque j’ai commencé à promouvoir l’usage de nouvelles plateformes numériques pour la collaboration et la communication, il m’a fallu rapidement mettre en place les solutions pour éviter de devoir rester connectée 24 / 24, vacances comprises. A un moment où il fallait que j’instaure la confiance, j’ai mis en place des tactiques pour réduire au maximum les risques. Aujourd’hui, le simple fait d’avoir rassemblé un bon nombre de succès avec le numérique sans avoir été connectée en permanence constitue je l’espère, une fenêtre d’espoir pour tous ceux qui n’osent pas se lancer de peur d’être absorbés. Il est préférable de ne pas abuser du chocolat pour profiter de ses bienfaits.
      • A chaque nouveau job, la même petite rengaine « on vous demandera d’être toujours disponible » à laquelle s’est ajoutée une petite variante depuis que j’ai des enfants, « mais, vous avez des enfants n’est-ce pas? ».  « Mais »?!!! Ceux qui pensent que le ralentissement est systématique ont bien tort.  Mes enfants sont un choix de vie personnelle, je ne vois pas pourquoi cela devrait modifier mon rapport au travail. Avant je faisais plus de sport, plus d’activités culturelles, sortais volontiers boire un verre avec les collègues quand je le pouvais, aujourd’hui mes enfants sont ma principale passion extra-professionnelle. Est-ce que je serais moins professionnelle et moins disponible pour autant? Certainement pas. Je fais en sorte de mettre en place les mécanismes pour pouvoir être disponible et réussir à me libérer de contraintes lorsqu’il y a un besoin.  De la même façon, je suis toujours étonnée que l’on s’attende à obtenir toujours plus de la part de ceux qui n’ont pas d’enfants. Tout est question de personnalité, d’envie, et de propre approche au travail. Grâce aux technologies collaboratives et sociales, j’ai pu aménager mon temps de travail et atteindre la flexibilité que je recherchais, quittant le lieu « physique » du travail plus tôt afin de consacrer du temps à mes enfants et retournant sur le lieu « virtuel » de mon travail lorsqu’ils dormaient. J’ai également pu augmenter de façon importante ma productivité en réduisant le temps consacré à la recherche d’informations, aux échanges d’emails, à la collaboration sur documents, par exemple, tout en réussissant à conserver une activité sociale qui m’est chère avec mes collègues et partenaires extérieurs.
      • « Il est plus facile de maintenir un bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle, quand on travaille dans le service public ». Aux dires de certains, j’aurais moins travaillé. A tort. Il y a 10 ans, j’ai fait le pari de passer d’une entreprise française à la Commission européenne où toutes les réunions de travail et les documents étaient en anglais. Et ce n’était qu’un défi parmi d’autres. La formation que j’ai reçue là-bas est sans aucun doute bien sous-estimée par ceux qui n’ont pas eu la possibilité de se confronter à cette chose stimulante, déstabilisante, et parfois totalement inhumaine qu’est une grosse machine administrative et politique dans laquelle évoluent pas moins de 28 nationalités et cultures diverses, sans parler de l’absence de positionnement et de vision vraiment clairs. J’ai compris dans la douleur que pour marquer les esprits, il faut miser sur la forme autant que sur le contenu. D’une certaine façon, quelle balle dans le pied ne me suis-je pas mise en rejoignant la Commission européenne à un âge où on déborde d’énergie pour tout changer. Il m’a fallu faire preuve de beaucoup de ténacité. Aujourd’hui, si je réussis à amener un air de changement dans le service public, je sais que je peux absolument tout faire pour tout le monde. Dans le passé, j’ai pu prouver ma capacité à répondre aux défis de multinationales comme Wrigley’s, Guinness ou Pepsi avec des succès reconnus. Je n’ai pas quitté le privé pour inadéquation, je l’ai quitté pour trouver un défi dont j’avais envie.
      • Je suis contre les préjugés et je n’aime pas enfermer les gens dans des cases, je  crois tellement dans les capacités des hommes que d’aider à les développer est devenue l’une de mes grandes passions.  Comme je suis très exigeante au départ, le temps et l’expérience m’ont appris à lâcher du lest. Non pas pour plus de repos (!!), mais pour toujours plus d’écoute. L’un des enseignements les plus importants jusqu’ici, venu lui aussi avec le temps, est que l’on peut vraiment fondamentalement changer les choses si on a consacré suffisamment de ressources à comprendre l’autre et à ce qui l’a conduit à l’état d’aujourd’hui. Et le numérique offre tout un tas de possibilités pour améliorer cette écoute.

  • Donner la parole par Julie Guégan, publié le 4 mars 2015

Comme consultante en communication, j’ai rencontré de nombreuses situations où il était très difficile de donner une voix au personnel ou aux parties prenantes. Même en période de réorganisation ou de crise, les outils à disposition ne permettaient pas d’engager correctement et efficacement. L’investissement était réalisable, mais tout le monde était beaucoup trop incertain quant à la façon de traiter ces nouveau flux de communication. Ils étaient, pour la plupart d’entre nous, inévitablement ingérables et tout effort visant à les promouvoir s’avèreraient inutiles en fin de compte. Donc, nous ne débutions rien réellement.
Quand j’ai découvert les outils numériques à la disposition des entreprises, j’ai vite réalisé le potentiel qu’ils pourraient avoir à promouvoir les conversations fluides à tous les niveaux. Génération d’idées, intelligence collective ou sérendipité étaient enfin accessibles. J’ai donc commencé à investir la technologie au travail. J’étais certes consciente des risques, mais j’étais encore plus convaincue des avantages.
Heureusement, les efforts n’étaient pas si importants que cela à faire tomber les barrières à l’adoption. Je pense que j’étais tellement persuadée que mon initiative était juste que j’ai rapidement réussi à trouver les bonnes personnes, celles qui me permettraient de développer des cas d’usage percutants. J’ai alors commencé cette aventure, étape par étape, sans aucune campagne massive d’adoption. Encore une fois, je n’essayais pas de promouvoir les technologies seules, mais bien de mettre en évidence les bonnes pratiques menant à plus d’efficacité et d’innovation.
Et cela a fonctionné. Rapidement, les bonnes pratiques se sont répandues au sein de l’organisation, les rendant impossibles à éviter. J’ai reçu des invitations pour les promouvoir encore davantage, organisé des événements, écrit des articles, réalisés des formations en ligne (webinars) et des activités de formation au niveau central et local. J’ai également été conviée en tant qu’oratrice à des conférences internationales en vue de partager mon expérience.
Je suis heureuse de l’impact que ce travail a eu sur une grande organisation. J’ai aimé la qualité des initiatives, pour les retraités, les partenaires stratégiques et les employés. J’ai énuméré un certain nombre de réussites qui n’auraient jamais pu voir le jour sans le digital.
Même si je suis certaine désormais des avantages à tirer du déploiement de plates-formes de collaboration et d’échange à l’intérieur de n’importe quelle organisation, je suis également convaincue que cette confiance acquise dans les collaborateurs, qui entraîne la participation et l’esprit d’entreprise, fournit une grande satisfaction. Il y a d’énormes profits à tirer d’une plus grande ouverture, d’une meilleure transparence et de plus de collaboration. Les technologies numériques désormais à notre disposition donnent plus d’occasions de déployer les talents. Nous devons saisir chaque opportunité qui nous ait offerte d’explorer leur potentiel pour nous tous, quelle que soit notre titre au sein de l’entreprise.

  • Le rythme du changement par Arnaud Henneville, publié le 3 Mars 2015
En 2015, une chose est certaine, le rythme du changement ne fera qu’accélérer. Cette année, les entreprises et leurs dirigeants continueront d’oeuvrer sur deux fronts afin de s’adapter plus rapidement à un paysage en constante évolution dessiné par les besoins des clients.
D’une part, les entreprises continueront de chercher toutes les opportunités de simplifier leurs processus afin de faire face à une compétitivité accrue. La déferlante de la numérisation se poursuivra sur l’ensemble des fonctions au moment où chaque département cherche une plus grande efficacité. Mais la numérisation ne sera pas seulement motivée par la nécessité de réduire les coûts. En fait, elle a également énormément séduit la force de travail en quête de changement rapide dans nos organisations.
C’est pourquoi le deuxième objectif principal des entreprises en 2015 sera toujours l’introduction de produits et services numériques pour des employés ayant développé un appétit numérique (et qui sont même souvent devenus totalement affamés). Et naturellement, on passera de l’«employé qui participe» à l’«employé engagé».

  • Est-ce l’heure pour une journée de la compétence numérique? par Julie Guégan, publié le 23 février 2015

Eh bien, eh bien, je ne peux pas m’empêcher d’essayer d’imaginer une troisième journée dédiée à la compétence numérique à la Commission européenne. La dernière édition a eu lieu il y a près d’un an. Il s’agissait d’un événement très particulier, une initiative bottom-up à la suite d’un appel à intérêt dans notre plate-forme sociale interne. Je me disais qu’il serait intéressant de donner des pistes de contenu pour une prochaine édition. Voici quelques idées:

  • 50 contributeurs en moyenne pour un événement qui met en avant les bonnes initiatives internes et l’esprit d’entreprise. Un minimum pour que ce jour soit le reflet d’une situation réelle. «Compétence numérique» est concret, il ne parle pas d’un monde parfait, mais de choses qui peuvent être améliorées maintenant, en utilisant les technologies à disposition – la transformation numérique est l’étape suivante.
  • Un espace en ligne pour gérer la collaboration et la transparence, mais aussi pour s’assurer que les contributeurs adhèrent au projet, à chaque étape. L’idée est aussi de partager un nouveau moyen d’atteindre d’excellents résultats.
  • Une devise “nous pouvons être plus intelligents dans la façon dont nous travaillons ensemble”. Nous pouvons respecter la confidentialité des données, la sécurité et les procédures tout en étant plus ouverts et collaboratifs. Une Commission européenne numérique engagerait son personnel dans un avenir commun. Cette année, j’aurais poussé le concept plus loin, en invitant le personnel mais aussi les partenaires.
  • Même recette du succès “3 pièces pour trois objectifs”. J’aime l’idée que les gens se promènent entre les technologies, les cas d’utilisation et les débats. Ils créent leur parcours d’apprentissage individualisé qui correspond à leur centre d’intérêts ou qui nourrit tout simplement leur curiosité. Navigation libre sans contraintes.
  • Un débat entre vendeurs de médias sociaux. Plus de cas d’utilisation internes  et les cas d’utilisation de collaboration sociale avec les partenaires extérieurs.
  • En sus, l’éclairage de certains experts sur l’avenir et quelques conseils sur la façon de divertir les communautés, partager des idées ou protéger notre vie privée. Enfin, des histoires de certains acteurs de transformations numériques..
  • Encore plus de gamification. Dans la deuxième édition, les collègues avaient été invités à voter pour le prix de la compétence numérique. C’est un excellent moyen d’engager ses publics avant un événement et de créer une certaine émulation.
  • Pour le matériel promotionnel, un nouveau teaser vidéo et pour la première fois, un blog. Un beau blog avec des témoignages de toutes les parties prenantes, nos réalisations après deux éditions de la journée de la compétence numérique. Un blog sur “Comment la Commission européenne évolue”. Une sorte de “Digital Times” numérique,  interactif et plus axé sur les résultats.

J’ai organisé #Ecdigiday durant deux années consécutives. Jetez un oeil au Storify de la première édition. Et vous quelles sont vos idées pour une journée de la compétence numérique?

*”Digital Times” était un journal imprimé distribué pendant les deux premières éditions, dont le contenu ciblait le changement de mentalité et l’adoption des nouveaux médias. Le but était de montrer la puissance qui vient de la combinaison entre nouveaux et anciens médias.


  • La bonne mentalité par Julie Guégan – Publié le 20 février 2015

Il ne suffit pas d’apprendre à utiliser les nouvelles technologies, il faut comprendre l’impact révolutionnaire qu’elles peuvent avoir sur nos vies.  Je suis convaincue que ce monde nous promet de belles opportunités, et qu’il s’agit d’une période particulièrement excitante. La question est de savoir si nous voulons y prendre part ou non.

Au premier abord les médias sociaux et autres outils collaboratifs ne présentent guère d’intérêt. Il s’agit d’épancher ses larmes ou ses rires dans un espace public restreint (puisque tous nos congénères ne s’y trouvent pas) ou de charger des documents pour les mettre à disposition de plus de collègues. Rien de bien enthousiasmant. Du shared drive au web drive, du journal intime à l’étalage de sa vie privée.

Pour créer une relation pérenne et intéressante, l’utilisateur doit explorer davantage l’outil et tester ses différents usages. Il doit partir d’un besoin dont il aura pris conscience.

Je parlais il y a peu de temps de la nécessité de construire des cas d’usage pour inspirer les individus. C’est un prérequis indispensable pour stimuler l’envie d’explorer. Mais dans cette révolution, si l’individu ne se comporte pas en entrepreneur, tous les bons efforts entrepris pour lui donner envie de prendre part à la révolution seront vains.

L’individu doit opérer un changement de mentalité:

  • L’individu entrepreneur
  • Du « savoir est le pouvoir », au « partage du savoir est le pouvoir »
  • De l’individualisme au goût de la performance collective
  • …Et de l’intelligence collective
  • Du bon réflexe de travailler à haute voix

Si chacun d’entre nous en venait à adopter les principes ci-dessus, il y a de fortes chances pour que nos organisations se transforment assez vite.


 

  • Les employés dans la transformation numérique par Cecil Dijoux – Publié le 11 février 2015

Alors que la transformation numérique  devient un des enjeux majeurs des organisations, on se pose souvent la question de ce que deviennent les employés pris dans le maelstrom de ces changements, nombreux et radicaux, mettant souvent la technologie au premier plan.

Définir la transformation numérique

Dans l’interview qu’il a accordée à #hypertextual, Ludovic Cinquin, DG Octo France, définit la transformation numérique comme l’exploitation radicale des possibilités d’internet. Une définition inspirée de l’étude approfondie qu’Octo a menée sur les géants du web.  A travers les GAFAs et autres leaders des services en ligne, la digitalisation de l’entreprise a une étoile du nord, une incarnation, des modèles.

Nous ne sommes pas uniquement dans une stratégie technologique avec la virtualisation des postes de travail ou la migration à une nouvelle version de logiciel d’entreprise ou de bureautique “sur le cloud”. C’est un peu plus disruptif et compliqué que cela.

La transformation numérique se décline en quatre axes organisationnels majeurs:

1. La relation au client: Une relation qui devient temps-réel grâce à l’utilisation des réseaux sociaux, transparente et personnalisée. Le client est intégré comme chez Michelin (cas d’étude présenté lors de la dernière conférence Enterprise 2.0 Summit à Paris) dans des processus de conception de produits ou de services. Pour résumer : une “obsession” du client comme chez Amazon.

2.Les produits ou services: Ils ont un cycle de vie, de la conception à la mise sur le marché, beaucoup plus courts. On profite de la radicalité d’internet (la masse de clientèle potentielle, les tests en temps réels) pour tester rapidement une hypothèse et pour ajuster rapidement (le principe Lean Start-up de Pivot). Un exemple saisissant, lorsque Facebook veut tester une nouvelle fonctionnalité, elle passe en production durant 45 secondes. Cela leur suffit pour obtenir suffisamment de retours utilisateurs et de données actionnables pour évaluer la fonctionnalité.

3. Les processus internes: Très rapides, ils sont conçus du client (qui représente une obsession) au client (qui est celui qui paye l’entreprise). De ces processus, on a éliminé les gaspillages : attentes, problèmes de qualité, étapes inutiles, chefs de projet, diagrammes de Gantt, bureau des méthodes qui les formalise. Un exemple de la rapidité attendue : lorsqu’une DSI standard vous fait attendre 3 mois pour vous donner un environnement de développement pour votre projet, Google Compute Engine vous l’offre en 3 minutes. Voilà la radicalité d’internet à l’oeuvre : un délai de 3 minutes au lieu de 3 mois.

4. Des équipes autonomes, mises en condition de réussir: Avec la digitalisation, les équipes sont rapprochées des clients: on ne produit que ce que le client attend, quand il l’attend ; la collaboration devient un impératif. Les équipes disposent d’une autonomie indispensable pour améliorer leurs processus. Elles sont guidées par des objectifs stratégiques et disposent d’une vision claire de leur rôle dans la chaîne de création de valeur. Les itérations rapides et le processus par petits lots permettent une amélioration et un apprentissage permanent, indispensables pour survivre dans ce monde en constante évolution.

Comme le rappellent Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee dans The Second Machine Age, l’enjeu de l’exploitation des radicalités des nouvelles technologies est avant tout un enjeu de management. C’est dans l’autonomisation des équipes que réside le défi majeur de la transformation numérique. C’est sur ce point précis que se jouera le succès ou l’échec des initiatives qui seront menées : les équipes et les employés y ont tout à gagner.


  • La fin de la communication comme on la connaît par Julie Guégan, publié le 9 Février 2015

Récemment, j’ai prononcé un discours sur la communication innovante. Mon but était de partager avec un groupe de communicants mon opinion sur ce qu’il est nécessaire de faire pour être en même temps innovant et efficace dans ce monde en évolution rapide. Dans ce post, vous trouverez le contenu de cette présentation.

Tout d’abord, un peu de contexte est nécessaire.

Le rythme du changement va s’accélérer. Les technologies continuent de changer da façon exponentielle. Les organisations effectuent leur transformation numérique. De nouveaux usages et de nouvelles façons de conduire les affaires émergent tous les jours.

Nous nous dirigeons vers une nouvelle carte du monde, sans frontières, avec toujours plus d’influenceurs, de nouveaux comportements … pas de limites? Réseaux et communautés grandissent vite d’une manière souvent imprévisible, ont une existence limitée mais un impact énorme sur l’histoire.

Lentement, mais sûrement, davantage de produits ne coûteront plus qu'”€ 1″. Les attentes sont élevées pour les services, c’est aussi à travers eux que les marques feront la différence.

En 2015, nous verrons:

  • De moins en moins d’espaces de communication. Avec la prolifération actuelle des données, il devient plus difficile d’attirer un public. “Soyez là où votre public est” n’a jamais été aussi crucial alors que les communicants peuvent perdre beaucoup d’énergie à essayer de faire venir les gens vers leur contenu…
  • … Sauf pour les niches! Les propriétaires de smartphones de 25-44 ans utilisent le plus grand nombre d’applications par mois, 29 applications, en moyenne. Même les personnes âgées de 55 ans et plus consacrent plus de 21 heures à une moyenne de 22 applications différentes par mois (Source: Nielsen). Passer d’un canal à un autre à des fins spécifiques devient la nouvelle habitude et n’est pas juste une affaire de génération. En d’autres termes, si les communicants font une proposition à forte valeur ajoutée, les gens suivront.
  • Plus de relationnel et d’authenticité… Les communicants doivent utiliser leurs employés comme premiers ambassadeurs de la marque. Ils devront cesser d’investir dans les moyens de communication qui reflètent leur bureaucratie interne et en développer de nouveaux fondés sur des valeurs.
  • …de communications personnalisées. Les gens attendent des communicants qu’ils deviennent des gestionnaires de communautés et en viennent à un segment “unique”. De leur côté, les organisations ont besoin de comprendre les nouveaux comportements afin d’offrir des services qui répondent vraiment aux besoins. Les communicants joueront un rôle déterminant dans la prestation de ce service.
  • …De production participative et de co-création… Les organisations solliciteront leurs clients et leurs parties prenantes en vue d’améliorer leurs services. Les communicants doivent apprendre à faire de la production participative (crowdsourcing) efficace. Afin de communiquer plus efficacement, ils devront également apprendre à promouvoir des expériences à partager.
  • …De contenu dynamique et mobile. 1 milliard de personnes se connecteront à Internet depuis leurs téléphones mobiles uniquement, en 2015 (source: Ovum). Le téléphone portable est moteur du changement. “Le contenu est roi, le contexte est King Kong et la distribution est Godzilla”. Il devient encore plus important de livrer le bon contenu aux bonnes personnes au bon moment. Contenu Flash, très court, personnalisé, réactif. Le “native advertising” fonctionne bien.
  • Une approche plus stratégique au numérique dans une stratégie omni-canal. Les communicants sont invités à comprendre la valeur réelle apportée par le numérique et à le combiner avec d’autres canaux pour offrir la plus grande valeur. Il est temps de réintroduire le face-à-face qui est toujours le canal de communication le plus efficace. Nous sommes tous des animaux phymériques, les gens s’attendent à la même réactivité du numérique que du face-à-face.
  • Une domination du marketing visuel. Les messages avec des visuels reçoivent 94% plus de visites de pages que sans. 90% du contenu partagé en 2016 sera des vidéos. Un bon contenu ne vaut rien rien sans de bonnes images.
  • Un examen attentif de la révolution de l’apprentissage. Les communicants doivent comprendre la nouvelle façon dont les gens apprennent. La révolution de l’apprentissage offre de belles opportunités pour communiquer efficacement: Mooc, YouTube, Facebook, Twitter, médias sociaux internes, etc.
  • Et toujours plus de conservateurs de contenu. Les communicants sont devenus essentiellement “conservateurs de contenu” (content curators). En plus de cela, ils doivent investir davantage dans des sites de curation: dans ce monde saturé d’informations, il s’agit d’une tactique très puissante pour attirer de nouveaux followers.

Alors, est-ce la fin de la communication traditionnelle? De toute évidence, nous n’avons pas seulement besoin d’optimiser nos méthodes traditionnelles, mais nous nous devons réellement de réinventer notre rôle en développant de nouveaux types d’innovation et de créativité. Je crois que la fonction de communicant subit actuellement une profonde transformation numérique. Et comme dans toute autre entreprise, la seule façon de survivre est d’être connecté et d'”écouter social” (Social Listen). Dans certaines organisations, nous sommes devenus gestionnaires de la connaissance, spécialistes de la collaboration et experts en transformation numérique. C’est cela, la rançon du succès:-)


  • Vous avez un nouvel outil collaboratif: comment favoriser son adoption?  Par Julie Guégan, publié le 6 février

Si vous lancez un nouvel outil de collaboration dans votre entreprise, voici 15 étapes à suivre:

  • Comprendre et écouter la culture de votre organisation. Quelques questions que vous pourriez demander: Qu’est-ce que le leadership signifie pour vous? La performance individuelle est-elle plus valorisée que la performance collective? Comment travaillez-vous? Avez-vous des limitations ou frustrations avec vos méthodes de travail actuelles? Que voudriez-vous améliorer et comment?
  • Chercher le parrainage actif, dès la phase pilote. Parrainage “actif”: quelqu’un, idéalement un cadre dirigeant, qui servira de modèle de référence dans la plate-forme, à travers ses contributions. Il ne se limitera pas à la promotion seule.
  • Sélectionner un objectif professionnel spécifique pour votre pilote. Soyez clair sur ce que vous voulez atteindre, pourquoi et quand.
  • Construire un premier cas d’usage collectivement, avec les personnes concernées.
  • Cadrer: la sécurité, la protection des données, les règles de comportement.
  • Co-écrire une politique d’usage qui comprendra toutes ces règles + des conseils de base de compétence numérique – tags, notifications, modèle de suivi – points de contact et la déclaration de confidentialité (en conformité avec le règlement de protection des données de l’UE).
  • Produire un tutoriel vidéo fait maison, court et qui utilise la langue de votre organisation.
  • Organiser une première réunion physique pour aider les gens à mieux se connaître, approuver la politique de l’utilisateur, demander des commentaires sur tous les supports de formation et proposer une date limite pour l’expérience.
  • Préparer un espace de travail central pour le groupe: lien vers tous les documents nécessaires, les coordonnées des participants, calendrier de l’équipe et les URL utiles sont des éléments indispensables.
  • Planifier des synthèses régulières par email qui permettront de relayer les conversations ayant lieu dans l’outil – max 1 / semaine – pour permettre à ceux qui n’ont pas pris part aux conversations jusqu’ici de les voir et de participer directement de leur boîte email.
  • Récompenser ceux qui contribuent activement.
  • Utiliser quelques techniques puissantes de motivation pour augmenter la participation des plus hésitants. (Pour certains membres, savoir que le cadre dirigeant / parrain suit de près les échanges représentera une bonne incitation. D’autres seront motivés par le fait que vous louez publiquement ceux qui délivrent leurs contributions à temps. Pour d’autres, ce sera d’avoir leurs noms associés à un succès dans les médias internes).
  • Investir dans les techniques de gamification quand vous voyez une nécessité de redynamiser les échanges, un sondage rapide, par exemple. Soyez créatif, il ya beaucoup de façons de stimuler la participation – lorsque vous êtes au clair sur ce que vous voulez atteindre et quand.
  • Faire connaître votre succès et les résultats mettant en évidence les facteurs clés qui y ont conduit, une fois que le travail est accompli. Utilisez les canaux de communication interne de votre entreprise.
  • Lancer un appel à plus de cas d’usages.

Afin de stimuler l’adoption, vous devez parler valeur pour l’entreprise en premier. C’est pourquoi, vous devez créer un espace dans l’outil lui-même pour tous vos succès, et un autre sur «ce qu’il en est pour vous?” où vous recueillerez des témoignages de tous les secteurs de votre entreprise et des cas d’usage dans d’autres organisations.

En plus de cela, vous devez montrer que tout le monde a une responsabilité collective dans le succès de cet outil. Dans cette aventure, vous n’avez pas besoin de tout faire tout seul. Et vous ne devriez pas. Évidemment, vous devez prendre la responsabilité seule pour tout ce qui est lié à la sécurité et à la protection des données, car il est toujours préférable d’avoir une seule personne dédiée, identifiée pour cela. Mais pour le reste, vous obtiendrez de meilleurs résultats si vous distribuez la responsabilité. Vous devez promouvoir sur une base régulière votre groupe pour les débutants, où tous les utilisateurs avancés de l’outil sont motivés pour répondre à des questions venant de tous les services de l’organisation. Et vous devez créer un réseau d’ambassadeurs représentant idéalement les différentes activités de votre organisation. Frédérique Henrottin, Social Media Manager chez Elia, vient de publier un article très intéressant sur le sujet (voir ci-dessous).


  • Vous ne pouvez pas le faire tout seul par Frédérique Henrottin, publié le 6 Février 2015

Une des premières leçons que j’ai apprises lorsque j’ai souhaité introduire les médias sociaux parmi les canaux de communication officiels de l’entreprise a été la suivante: vous ne pouvez pas le faire tout seul. Peu importe que vous soyez motivé,  organisé, ou talentueux: vous ne pouvez simplement pas y arriver tout seul. Pensez à la quantité de projets intéressants qui se produisent dans votre entreprise dès maintenant.

Il suffit de penser à tous vos sujets, complexes / techniques / financiers … à toutes ces questions qui peuvent vous être posées sur les médias sociaux par des personnes qui sollicitent des réponses dans la journée, si ce n’est la prochaine heure.

Il suffit de penser à toutes ces autres choses que vous avez à faire …

Nous ne sommes pas des super héros, nous n’avons pas de super pouvoirs (malheureusement) … mais nous pouvons tous bâtir un réseau de champions des médias sociaux au sein de notre entreprise. Ils seront votre équipe de “vengeurs masqués”!

Comment?

D’abord, vous aurez besoin d’identifier les bonnes personnes au sein de votre organisation. Ne pensez pas qu’ils n’existent pas. Ils existent. Mais parfois, ils ignorent leurs propres capacités, parfois, ils ne sont même pas encore actifs sur les médias sociaux. Recherchez les collègues qui sont très motivés par leur travail, les gens qui sont toujours prêts à expliquer les choses à vous ou à d’autres collègues, des gens qui sont curieux et impliqués face à l’avenir de la société …

Ensuite, proposez de les rencontrer et demandez-leur de vous aider. Si vous expliquez correctement ce que vous essayez de faire et pourquoi, ils seront généralement prêts à aider. Et ce, même si ils ne sont pas convaincus, à première vue, de pouvoir apporter de la valeur à votre projet. Il faut leur montrer qu’ils ont des histoires intéressantes à raconter.

Puis, il vous faut donner à vos champions un rôle officiel. Nommez l’équipe (chez Elia, nous les appelons «L’équipe de porte-paroles»), organisez des réunions régulières avec eux (leur montrer qu’ils ne sont pas seuls), tenez-les à jour de votre activité sur les médias sociaux (leur envoyer statistiques et autres rapports présentant les progrès …)

Enfin, écoutez ce que vos champions ont à vous dire. Ils peuvent demander de l’aide pour apprendre les bases de Twitter, Yammer ou tout autre réseau social. Ils peuvent vous faire suivre des commentaires négatifs qu’ils entendent de collègues sur les médias sociaux ou des rumeurs. Toutes ces choses qui vous permettront de mettre fin aux mythes qui empêchent les gens de saisir toutes les opportunités de la transformation numérique.

Tout cela prendra du temps. Vous aurez besoin d’investir beaucoup d’énergie au départ pour que cela fonctionne. Il y aura des moments où vous penserez que cela ne marchera jamais. Mais après un certain temps, vous verrez les résultats et en regardant en arrière, vous vous rendrez compte qu’il aurait été impossible de réaliser tout cela tout seul.


  • Deux comportements sociaux qui renforcent la confiance par Silvia Cambié, publié  le 4 Février 2015

Une culture de la confiance doit être en place pour que le réseau social d’entreprise prospère, pour que les cadres supérieurs l’approuvent et pour que les employés l’utilisent régulièrement. Et cela ne semble pas être le cas encore, du moins pas autant que de nombreux stratèges numériques le voudraient.

Mais, le coup de pouce dont nous avons besoin est peut-être à portée de main. Si nous regardons les développements actuels dans le monde numérique, deux d’entre eux sont particulièrement prometteurs.

L’un d’eux: les communautés de marque. Forrester prédit un retour de ces communautés en 2015. Les forums de marque sont des espaces en ligne mis en place par les entreprises où les clients existants et potentiels discutent produits dans un environnement plus «intime» que Facebook ou Twitter. Lorsque les gens font des recherches sur des produits et services, ils finissent souvent dans ces communautés. Elles sont utilisées à la fois en marketing B2B et B2C.

Le cas des médias sociaux externes a déjà été largement débattu dans le monde de l’entreprise. Les cadres supérieurs comprennent l’importance d’avoir des pages Facebook pour leurs grandes marques. Le fait qu’ils soient prêts désormais à donner à leurs communautés de clients, un espace hybride entre les médias sociaux externes et internes, pourrait être une étape importante sur le chemin vers une compréhension plus large des réseaux d’entreprise. Quelqu’un me disait l’autre jour que les employés semblent toujours venir en dernier sur la liste des priorités de l’entreprise. Les publics externes semblent toujours obtenir plus d’attention. Eh bien, maintenant il semble que nous pourrions être en mesure d’utiliser l’attention accordée aux communautés de marque pour faire le cas des réseaux internes. Ces chefs d’entreprise qui comprennent ce qu’un forum de clients peut faire pour augmenter la fidélité comprendront également la façon dont les réseaux d’entreprise peuvent accroître la productivité des employés et aider à générer de nouvelles idées.

Nous passons beaucoup de temps à essayer de deviner la manière dont nos employés seraient susceptibles de se comporter sur un réseau interne. Je crois dans le fait d’obtenir des indices à travers la surveillance des comportements sur les canaux externes. Le fait que Twitter vienne de lancer une nouvelle fonctionnalité très attendue qui permet aux utilisateurs de contacter via “messages directs” un groupe de personnes est intéressant. Elle est en droite ligne avec le succès des applications de messagerie comme WhatsApp et WeChat. Les gens veulent plus de canaux sociaux pour des discussions privées en groupes. Mary Meeker avait parlé de cette tendance dans son analyse 2014 de l’Internet. Nous assistons à l’évolution du Social  depuis les «messages de diffusion à un large public» à de «fréquente interactions avec des petits groupes privés”.

Tout cela est de bonne augure pour les réseaux sociaux d’entreprise. Plus le comportement “social” fera partie intégrante de la façon dont les gens communiquent dans leur vie privée, et plus il sera facile pour les employés de comprendre les avantages de l’utilisation des plateformes sociales internes pour se connecter et travailler avec leurs collègues.


  • Transformation numérique par Euan Semple, publié le 1er février 2015

Cela sonne bien, n’est-ce pas? Ca semble passionnant, dynamique, déterminé. Mais qu’est-ce que cela signifie vraiment? “Numérique” est en passe de devenir un de ces mots qui signifie tant de choses pour tant de gens différents, qu’au fond il  ne signifie plus rien.  Il rejoint “Big Data”, “Cloud” “social” et “agile” sur le monticule de ces mots et de ces phrases qui ont été déterrés et projetés jusqu’à ce qu’ils soient usés.

Mais ils ont tous en commun le signalement d’une prise de conscience forte que les choses doivent changer. Qu’elles ne sont pas aussi justes. Ils sont un signe que les responsables de nos entreprises et de nos institutions réalisent enfin que l’internet ne va pas disparaître, mais ils indiquent également qu’ils sous-estiment toute sa portée. Ils pensent encore que c’est “juste de la technologie”. Mais son impact va bien au-delà des limites de la simple technologie.  C’est culturel, social, politique et personnel. Le numérique saura également nous transformer que nous le voulions ou non.

L’idée même de la transformation numérique implique que nous choisissions de faire ce changement de façon proactive, que nous sommes dans le contrôle de celui-ci, que nous pouvons gérer de la même façon que nous avons appris à gérer tous les autres projets que nous avons initiés. Mais ce qui se passe est plus fort que cela, c’est plus compliqué, c’est plus profond.

Pour commencer, nous ne le faisons pas arriver, il se produit déjà tout autour de nous. Nos clients parlent les uns aux autres sur nos produits et nos services comme jamais auparavant; notre personnel travaille plus vite, bien plus vite que la façon dont nous gérons nos activités, et dont nous les améliorons; là-bas sur la planète Internet, les personnes que nous ne connaissons pas sont en train d’imaginer un monde où nos activités et nos institutions n’existent pas, où leurs fonctions ne sont plus nécessaires ou alors sont fournies de façon radicalement nouvelle.

Oui tout ceci est passionnant et dynamique, mais, pour beaucoup, tout ceci est aussi terrifiant. Il n’est pas étonnant que les organisations tiennent à bout de bras cette transformation numérique. Elles ont besoin d’aide et de soutien pour saisir toutes les opportunités et la faire fonctionner pour elles. Il y a encore beaucoup de travail à faire.


  •  Animaux phymériques par Julie Guégan, publié le 22 janvier 2015

“Il y a une chose qui me frappe aujourd’hui: chaque jour de ma vie est numérique, mais une partie de moi  veut ignorer ce fait. Chaque fois que j’entends ou lis ce mot, je ne me sens pas concernée. Le “Numérique” n’est pas pour moi.

Il y a encore deux mondes pour moi, le monde numérique et le monde physique – vous souhaitez savoir lequel j’appelle réel ?! Je vis dans le monde physique. J’ai été éduquée pour y survivre. Quel est le code de conduite à adopter derrière l’écran, de toute façon?”

Contrairement à ce que la plupart d’entre nous aiment à croire, le monde réel n’ est plus seulement physique, c’est un mélange de numérique et de physique. Peu importe si nous sommes jeunes ou vieux, si nous sommes constamment sur ordinateur ou pas, nous ne pouvons y échapper. Nous sommes devenus des animaux “phymériques”.

Aujourd’hui, une réflexion similaire doit être menée pour nos organisations: parlons ouvertement de leur transformation numérique. Le défi n’est pas de simplement améliorer les méthodes traditionnelles mais de permettre de nouveaux types d’innovation et de créativité, qui leur permettront de survivre. Il est temps de prendre la mesure du changement, et de l’impact que tout cela peut avoir sur nous, les gens.


  •  Tout le monde est une publication par Julie Guégan, publié le 20 janvier 2015

Le rythme du changement s’accélère. Les individus développent de nouveaux comportements et usages tous les jours pour les technologies les plus récentes disponibles, en commençant par:

  • Tout le monde est un média. Chacun peut désormais partager  commentaires ou expériences, messages vidéos ou images, directement, sans intermédiaires. Les organisations vont devoir innover pour augmenter le nombre de fois où les gens parleront d’elles positivement.
  • Tout le monde veut des relations. Le consommateur a besoin d’adhérer aux valeurs de la marque pour lui devenir fidèle. C’est parce qu’il adhérera à ses valeurs, qu’il pourra instaurer une relation durable avec elle. Grâce aux nouvelles technologies à leur disposition, les organisations vont enfin pouvoir transformer leur personnel, qui est aussi leur premier public, en ambassadeurs, et à travers lui communiquer leurs valeurs plus largement.
  • Des expériences partagées. Tout le monde étant un média, il faudra développer des histoires et des expériences à partager. Ces propositions doivent avoir une forte valeur ajoutée. Il s’agit de rédiger la vision et l’histoire autour du “pourquoi” en impliquant le personnel et les top-fans. Les organisations apprendront comment susciter le buzz et se distinguer, dans un environnement saturé d’informations grâce aux expériences partagées.
  • De la co-création. Les organisations n’ont plus le contrôle de leurs messages, leurs publics ont un rôle important à jouer pour améliorer leurs services, et surtout lorsque leurs produits ne vaudront plus qu’un euro. Il s’agit d’apprendre à convertir une audience en consommateurs puis en promoteurs et top-fans. Ils peuvent être des “game-changers”. Les organisations vont apprendre à faire du crowd-sourcing efficace.
  • Une expérience unique. Les publics demandent de la cohérence en ligne et hors ligne. Ils ont l’habitude désormais de passer d’une application à l’autre. Quelque soit la génération, ce qu’ils veulent c’est de l’omni-canal réfléchi (à distinguer du multi-canal).
  • Et de la proximité. Il faut traduire ses messages et proposer des histoires locales. Voyez le succès des radios digitales de proximité, par exemple. Les organisations vont devoir engager leurs partenaires stratégiques dans la définition de leurs messages à un niveau local.

Tout le monde est un média est sans aucun doute une bonne raison d’initier la transformation numérique de son organisation. Beaucoup de questions certes mais combien d’opportunités?


  • Et rêves du lundi (2) par Julie Guégan – Publié le 19 janvier 2015

Je rêve d’une Europe à la pointe du numérique qui favorise la connection entre les 28 états membres. Je rêve d’une plateforme commune, où l’ensemble des fonctionnaires pourraient dialoguer et échanger leurs savoirs. Je rêve d’un marché unique du cloud, où chacune des autorités publiques pourrait choisir les services numériques dont elle a besoin, avec l’accompagnement et l’assistance nécessaires. Je rêve enfin de technologies, qui respectent les libertés et les droits les plus élémentaires, comme notamment le droit à la confidentialité des données.

La transformation numérique européenne pourrait ressembler à ça.


  •  Pensées du dimanche (1) par Julie Guégan – Publié le 18 janvier 2015

Pour un individu désireux d’adopter de nouvelles méthodes de travail, la route est jonchée d’obstacles. Il faut une énergie féroce pour braver l’inconnu et percer les mystères de la transformation numérique.

Certains projets, comme la gestion d’événement, la coordination de briefing ou les communautés de pratiques, nécessitent d’adopter de nouvelles méthodes de travail. Des technologies à notre portée nous permettent de passer outre certaines limitations : absence de transparence, perte d’énergie lors de la coordination de différentes versions de documents, ralentissement de la collaboration voire absence totale entre les réunions physiques, dispersion de l’information.

L’initiative ne semble pas franchement aventureuse. En toute logique, les solutions doivent se mettent en place naturellement.

Alors, nous investissons dans la technologie qui permettra de passer outre les freins de la collaboration. Une fois lancée, nous conservons nos habitudes de collaboration, publions sans relâche jusqu’à épuisement. Et puis, peu de nos collaborateurs réagissent. Notre réputation peut être entachée. Deux solutions : abandonner ou repenser la manière de les « engager ».

Beaucoup d’abandons sur cette route. Dommage, la persévérance offre souvent une récolte fructueuse avec des résultats dépassant toutes les attentes. Pour engager son audience, l’amener à poursuivre la collaboration dans des environnements plus ouverts, voici déjà trois pistes de réflexion:

L’objectif en tant que gestionnaire de communautés en ligne (« community manager ») est de tendre vers l’invisibilité. Une communauté qui fonctionne ne devrait pas avoir besoin d’un community manager, en théorie.

La préparation du contenu est essentielle. Chacun devrait pouvoir trouver, dès son arrivée dans un espace de collaboration, des éléments dignes d’intérêt, liés à ses besoins spécifiques. La communauté doit être divisée en différents rôles pour cette raison.

La technologie doit être simplifiée au maximum. Lorsque les membres demandent plus de technologie, il s’agit d’un signe qu’elle soutient l’initiative et qu’il est enfin l’heure de continuer le projet en mode co-création.

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s