EN FRANCAIS

Pour mes chers lecteurs francophones, vous trouverez ci-dessous une sélection de mes articles. Et je serais ravie d’échanger avec vous sur les médias sociaux. N’hésitez donc pas à me faire part de vos remarques sur ce contenu, que je ne souhaite surtout pas figé 🙂

1/ Tout changer….

Avec Obhi Chatterjee, nous avons réussi à créer une solution très simple face à un problème complexe, rendant la collaboration enfin rapide, agréable mais aussi puissante avec des personnes de l’autre côté du globe.

Un excellent moyen d’être informés de l’impact réel et de recevoir des commentaires puissants pour prendre des décisions mieux informés, entre autres avantages, dont nous avons pu bénéficier depuis le lancement il y a un an. #collaboration #démocratie #leadership

Apprenez-en plus sur Together-Ensemble et contactez-nous pour commencer à tout changer ensemble.

2/ Mon rêve européen

Quand j’étais petite, ma mère me parlait souvent du marchand de sable, ce personnage fabuleux qui nous met du sable dans les yeux pour nous endormir. Et à chaque fois, cette histoire m’intriguait, n’en comprenant pas le sens. Maintenant, avec le recul, j’interprète ce geste comme couvrant notre réalité d’illusions. L’illusion d’être heureux, de gérer, d’être important, d’être libre…

Et comme tout le monde, j’ai vécu une grande partie de ma vie en mode semi-automatique. Occupée, souvent pressée, à courir tout le temps, jusqu’à ce que je réalise que je ne pourrais jamais obtenir tout ce dont je rêvais. L’ère post-industrielle ne semble pas idéale pour réaliser des rêves…

J’ai donc dû faire des choix, notamment dans mon temps libre, que je passais à chercher les moyens de vivre, « vivante ».

À 26 ans, je suis arrivée à Bruxelles en provenance de Paris avec une valise en carton (c’est-à-dire « avec presque rien », se moquait de moi mon colocataire belge) pour travailler à la Commission européenne.

J’étais impatiente de contribuer et je dois dire que je suis tombée éperdument amoureuse du projet et de mes collègues, venant de toutes les régions d’Europe et du monde. Tout me fascinait dans cet environnement multiculturel et dès les premières nuits, j’ai commencé à rêver de la manière dont je pourrais moi aussi rendre service. Je savais vraiment à quel point j’avais de la chance de travailler pour quelque chose de plus grand que moi.

Cette volonté s’est intensifiée en 2014 avec le référendum sur le Brexit qui a été un grand traumatisme pour tous les Européens mais aussi quelque part la tempête idéale, ouvrant la voie à une Europe plus ambitieuse, qui serait la protagoniste d’un changement majeur dans notre façon de vivre.

Alors petit à petit, à mon humble niveau, j’ai cherché à agir de différentes manières et c’est en termes d’engagement bottom-up que je me suis investi, notamment l’engagement des plus vulnérables, de ceux qui en sont actuellement les plus éloignés. J’ai développé cette conviction que le pouvoir de changement se trouve à la périphérie. J’y ai donc mis mon énergie pour développer nos institutions.

Mes autres convictions sont que l’imagination est encore plus importante que la connaissance, et que la seule chose qui compte dans nos actions est l’impact sur la société. C’est pourquoi il est inutile de retenir les rêves. Ils nous rattraperont au moment où nous lâcherons enfin et de toute façon ils ont tellement de choses à nous dire sur nous-mêmes.

D’ailleus, si je peux me permettre ce conseil, il s’agit d’arrêter de chercher nos rêves « ailleurs », alors qu’ils n’ont de sens que « ici ». J’invite à lire ou relire L’Alchimiste de Paolo Coelho pour s’en convaincre, Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll, les livres de Weber ou regarder ces films qui naviguent entre réalité et rêve, comme ceux de Kubrick ou le célèbre Soleil éternel de l’esprit impeccable de Michel Gondry.

Mais revenons à nos moutons. Concrètement, les manifestations actuelles en France contre le pass sanitaire nous rappellent à quel point il y a aujourd’hui peu de place pour notre rêve commun.

La crise du COVID crée une forme de désillusion. Il y a une sorte de désespoir que nous n’aurons jamais une vie meilleure. Mais comme pour le Brexit, je ressens plutôt l’urgence d’agir. Il semble y avoir un manque d’une vertu clé en ce moment. Nous avons perdu de vue le rêve humain collectif, parce que nous voulions réinventer le nôtre chaque jour.

C’est un peu la raison de nos naissances, de vouloir commencer quelque chose avec notre existence, seulement, comme nous le disait René Char, nous n’avons pas reçu le testament avec notre héritage et nous avons fait beaucoup d’erreurs et sommes tombés dans beaucoup de pièges.

Nous avons donc eu l’arrogance de penser que nous savions mieux que nos ancêtres ce dont nous avions besoin. Et nous marquons tout du sceau de la liberté…

Mais comme nous ne respectons plus rien, ni nous-mêmes, ni nos semblables, ni les autres espèces, ni la planète, ne lisez-vous pas un peu d’hypocrisie ici ?

Cependant, je ne veux pas céder au pessimisme ambiant, en me plaçant du point de vue que nous avons simplement retiré le sable de notre réalité et défait le travail du marchand de sable. Cette période de crise nous ouvre la voie vers les terres promises. Encore faut-il comprendre les signes. Et donc les écouter.

Un premier signal très fort est venu d’un discours de Mme Parly, ministre français, lorsqu’elle parlait en 2014, de l’Europe comme “Club Med de la bureaucratie” dont elle nous disait que les processus étouffent et viennent la priver de son rêve et de son ambition. . Que nous disait-elle ? Cette bureaucratie est le sable de l’Europe. Pourtant, Max Weber croyait également que c’était la forme idéale pour toute organisation. Ce n’est pas dramatique, mais dommage.

Pour ouvrir la voie au rêve commun, l’Europe doit simplifier à tous les niveaux (et non standardiser !), remettre l’humain au cœur, et cesser de maintenir un système au caractère inégal et inefficace.

Kierkegaard nous rappelle que le soi n’est que cette partie qui devient, nous ne devrions donc pas mettre de l’énergie dans les processus ! Il est temps de se concentrer sur la partie de l’Europe qui est sa partie émergente, dans le processus d’émancipation et, il s’agit de partenariats, de collaboration et de décentralisation. J’ai compris qu’à vouloir bien faire, on a tendance à un peu trop se regarder…

Et nous n’avons pas non plus besoin d’une nouvelle utopie, ni d’un pansement, mais de quelque chose à laquelle s’engager pleinement. L’idée est que si nous n’avons pas réussi par la loi à faire l’Europe, alors nous devons le faire par la culture.

Surtout, je vois que la culture du jugement et de la compétition doit céder la place à une culture du soin et de la bienveillance, qui nous encourage, sans aucune injonction. Et comme le rappelle Saint-Exupéry dans Le Petit Prince, on ne voit bien qu’avec le cœur, alors mettons-y le cœur, même si c’est le cerveau qui est le siège des rêves.

Un exemple : n’est-il pas vrai qu’aujourd’hui que le citoyen ne fait plus vraiment l’expérience de la démocratie, sauf dans cet isoloir qui l’isole?

Dans ce contexte, l’Europe doit aider à engager intelligemment les citoyens à travers les outils de la démocratie liquide, et pas seulement, il est également nécessaire de mettre en place un programme de développement des compétences universelles, pour permettre aux gens de s’épanouir en ces temps difficiles.

Ces nouvelles initiatives seraient le reflet d’une société qui a beaucoup évolué, notamment avec les réseaux sociaux. Un programme destiné principalement à la périphérie.

Car au fond, si nous adultes nous considérons comme des adultes, nous trouverons plus intéressant de co-construire l’avenir que de continuer à le détruire avec, par exemple, la consommation ou toujours plus d’épuisement (qui précède presque systématiquement une forme d’« auto-destruction).

L’humanité émerge en chacun de nous et nous sommes tous de meilleurs humains en devenir.

Et nous pouvons devenir des post-homosapiens, qui peuvent comprendre beaucoup mieux à travers les nombreuses preuves à notre disposition où se trouve le vrai rêve, celui qui a le pouvoir de nous maintenir « en vie ».

Il y a une nouvelle histoire qui doit être racontée à nos enfants. Après tout, n’est-ce pas l’amour qui crée les montagnes ?

Donc, si l’ordre du jour est de faire pousser des ailes, avec notre nouvelle réalité du changement climatique, il va falloir beaucoup, beaucoup d’amour, pour réparer ensemble les causes plutôt que les symptômes.

J’ai rêvé quand j’étais enfant, que les notes de musique s’organisent presque toutes seules pour faire naître une harmonie, qui serait le socle commun de ses valeurs et principes.

La partition serait le lieu du rêve qui donnerait de l’espoir et qui nous détacherait de notre impuissance savante (comme nous dit Martin Seligman). Et chacune des notes se souviendrait qu’elle faisait partie de la même condition, noire ou double croche, et n’aurait pas peur du conflit à la source de l’harmonie.

Chacun a un rôle clair, la volonté de sortir de l’hypocrisie et des limites, une réelle maîtrise de ce qu’elle est ou n’est pas. C’est parce que les notes de musique savent qu’elles ne font pas de miracles par elles-mêmes, qu’elles embrassent leur besoin inhérent d’inclusion et de collaboration.

C’est aussi ce fait de contribuer qui les rend heureuse.

Oui, des notes musicales très différentes, un peu folles même, mais utiles. Derrière tout cela, le musicien, en toute humilité, présenterait une œuvre qui émouvrait, du cœur à la tête et en passant par les mains, toutes les espèces de la planète.

Je partage cette vision, comme beaucoup d’autres autour de moi, qu’il y a tant de beautés à découvrir dans le partage, le fait d’être ensemble et d’être ouvert. Et l’adulte que je suis rassure l’enfant en moi : « S’il faut bien commencer quelque part, alors je suis au bon endroit ».

3/ Mon discours sur le respect le 11 novembre 2021

Pour aborder le déroulement des crises sous nos yeux, il n’y a pas d’autre moyen que d’intérioriser la valeur du RESPECT dans notre culture. Permettez-moi d’illustrer pourquoi ici.

Pour mon introduction, j’ai dû me souvenir de dizaines sinon de centaines d’histoires de ma propre carrière dans les institutions européennes pour illustrer concrètement pourquoi le respect est difficile à trouver. Et pour être honnête, penser à tout ce que j’ai dû traverser pour être ici avec toi me fait toujours mal.

Mais nous n’aimons pas blâmer dans “Together-Ensemble”, c’est beaucoup trop facile.

Si je commençais cela, je donnerais simplement mon propre prisme individuel d’une réalité à multiples facettes, avec laquelle certains d’entre vous peuvent être en désaccord de toute façon. Non vraiment.. Cela ne nous mènerait nulle part. Je pense que nous méritons bien mieux que ça.


Aujourd’hui, il faut voir le manque de respect dans notre organisation comme le simple reflet d’une civilisation devenue abusive. Dites-moi : pourquoi quelqu’un devrait-il se sentir plus coupable qu’un autre ? Nous vivons dans des démocraties.

Nous choisissons notre présent, nous décidons de notre avenir. Nous avons tous joué un rôle dans les crises actuelles et dans tous les abus que nous constatons.

Et donc, au lieu de rejoindre le mouvement actuel qui fait parler de haine, de racisme, d’antisémitisme sans aucun complexe, comme si nous parlions de soin ou d’amour…. Je veux parler davantage du respect en évoquant mes bons souvenirs d’un homme qui a vécu la valeur du respect jusqu’à sa mort à l’âge de 100 ans et ce que cela dit sur les conditions pour ramener le respect partout.

Cet homme était mon arrière-grand-père, François. Excusez-moi si je pleure ici car à chaque fois que je pense à lui je pleure et c’est super car cela veut également dire qu’il n’est pas vraiment mort.

Nous sommes aujourd’hui le 11 novembre 2021. Une journée spéciale en Europe pour pleurer et honorer les millions de personnes qui ont donné leur vie dans cette guerre fratricide entre l’Allemagne et la France, et qui impliquait d’autres pays européens, dont certains nous ont malheureusement quittés (au moment-même où l’Europe a probablement les meilleures chances de montrer sa valeur…).


Mais revenons à François, qui à l’âge de 18 ans a été appelé à rejoindre la 1ère guerre mondiale. Il est allé à Verdun, il a vu son meilleur ami, ses acolytes, ses dirigeants mourir, il a dormi dans la boue dans les tranchées, dans le froid, il a dû tuer des jeunes comme lui, il a été grièvement blessé et laissé pour mort…

Et malgré une jeunesse terrible, le pire départ dans la vie pour un si jeune homme, les souvenirs que j’ai de lui sont d’abord son profond sens de l’humour et sa joie. Et ensuite combien il a vécu la valeur du respect plus que quiconque.


Pour lui, le respect signifiait prendre soin des autres (des plus jeunes aux plus âgés, de ceux qui sont au pouvoir à ceux qui sont en service), il était toujours à l’écoute et nous faisait sentir que nous étions les plus importants au monde pour lui.

Je peux encore l’entendre me dire combien il était reconnaissant envers ces hommes venus d’Afrique et d’autres pays lointains pour combattre dans cette Grande Guerre aux côtés des Européens.


Vous savez, je n’ai jamais entendu François se plaindre de quoi que ce soit, et quand nous allions le voir, c’était toujours avec une grande excitation.

Il ne nous a jamais fait ressentir ses difficultés, et même jusqu’à la fin je me souviens de lui se levant fièrement de sa chaise avec une énergie qui manque déjà à certains de 20 ans…

Vous savez je pense que François connaissait le respect plus que quiconque car il avait bravé la peur. C’est la PEUR qui pousse les gens à faire des choses étranges.

Aujourd’hui, si nous devons reconsidérer le respect pour sauver notre humanité, je pense que nous devons aussi parler de courage. Et je suis si heureuse de revoir dans cette salle autant de personnes désireuses de changer le monde avec nous en ces temps sombres.

Arrêtons d’être maltraités et désabusés en laissant des choses terribles arriver sans bouger. C’est tout l’intérêt de cette séance.

4/ “Appartenir”: mon discours du 25 novembre 2021

Les institutions européennes ont lancé des initiatives toujours plus ambitieuses pour impliquer les citoyens dans cette grande aventure qui nous unit tous, le projet européen. Le besoin de plus d’humanité est évident.

Dans notre programme Together-Ensemble, nous croyons, et encore plus après nos 50 sessions à ce jour, à la possibilité d’une civilisation meilleure, exceptionnelle même, centrée sur le souci des autres et de la planète, et à l’incroyable valeur de la collaboration mondiale.

Après des années de recherche sur les conditions pour que cette réalité se réalise, j’ai identifié celle-ci, en particulier, liée au besoin d’un fort sentiment d’appartenance.

Dites-moi : avons-nous ce sentiment que nous appartenons tous au projet européen – non pas celui qui aurait des frontières, mais celui des valeurs humanistes qui le caractérisent ?

Et si demain, on appelle à plus d’efforts, voire de sacrifices pour le bien de tous, pensez-vous que les gens suivront si ce sentiment d’appartenance à quelque chose de plus grand que nous n’est pas si présent ?

Avant d’entamer les discussions, permettez-moi d’exposer trois conditions pour un bon sentiment d’appartenance :

  • « Nous ne pouvons pas appartenir si nous prenons seulement ». L’appartenance a donc beaucoup à voir avec la responsabilité. Je fais le choix d’appartenir à quelque chose de plus grand que moi, de me montrer, d’en être fier ou fière et de contribuer.
  • “Je me sens en sécurité pour participer, tout en étant moi-même sans peur du jugement”. Est-ce possible d’après vous? Si non, quelles sont les barrières à l’engagement? Vous ou/et les autres?
  • Enfin, il s’agit des valeurs partagées. Idéalement, la raison d’être du groupe auquel nous choisissons d’appartenir est collaborative et ne repose pas sur l’idée même de rejet vers ou par un autre groupe.


C’est peu dire que ces trois conditions sont difficiles à réaliser dans notre ère post-industrielle. De fait, on observe partout une diminution du sentiment d’appartenance, avec les conséquences dramatiques que l’on connaît, par exemple avec la 5ème vague à venir.

Permettez-moi de partager avec vous certaines des raisons de ce faible sentiment d’appartenance.

  • Dans notre monde hyperconnecté, avec les médias sociaux et toutes les autres applications de réunion et de réseautage, nous n’avons jamais eu autant de possibilités de choisir d’appartenir à toutes les communautés que nous voulons. Pourtant, nous n’embrassons pas nécessairement cette abondance, car nous sommes meilleurs juges que faiseurs ; et c’est dur d’être les deux à la fois.
  • Parallèlement à cette posture, la plupart d’entre nous ont développé un état d’esprit « moi et eux », ce que nous avons abordé dans notre session sur la collaboration en cas de crise. Et beaucoup continuent de penser que l’on évolue contre les autres, ou comme les autres, mais pas « avec ».
  • La mondialisation est une utopie. Aujourd’hui, ce que nous observons, c’est une individualisation de masse accrue. Et cette tendance comme nous l’avons vu lors des précédentes sessions de Together-Ensemble ne diminuera pas, car de plus en plus de crises continueront de nous frapper. Cela compromet de manière assez dramatique la vision d’une collaboration mondiale, dont nous savons qu’elle est le seul moyen de sortir de cet «état d’urgence» constant.
  • La plupart des êtres humains ne sont pas à l’aise avec l’abondance. Dès leur plus jeune âge, ils ont appris l’impuissance et ce n’est pas toujours une habitude facile à perdre. Des croyances enracinées nous font résister à la notion même de liberté. D’une certaine manière, cela est inconfortable pour beaucoup.
  • Enfin, nous l’avons vu lors de notre précédente session sur la toxicomanie. Et nous avons vu aussi que nous restons dans le déni au lieu d’agir, la majorité d’entre nous étant co-dépendants d’une manière ou d’une autre. Et pour cette raison, il ne sera pas donné de mettre en œuvre le pacte vert.

Par exemple, comment pouvons-nous développer cette croyance fondamentale de l’abondance, qui est déjà presque impossible à avoir pour beaucoup, tout en étant dans un monde qui aura besoin de plus en plus de restrictions ?


Enfin, une autre utopie est de croire que la civilisation exceptionnelle dont nous avons besoin se lèvera d’elle-même. Quelques mesures importantes et non cosmétiques cette fois-ci seront nécessaires. Par exemple, est-ce réalisable avec le modèle de gouvernance actuel ? Je ne pense pas.
Permettez-moi de conclure maintenant que nous sommes à armes égales devant notre réalité. Et parce que nous aimons les questions ici, je vous laisse réfléchir à quelques questions :

Et si nous devions embrasser le choix (nous n’avons pas besoin que l’on nous dicte quoi que ce soit ! Surtout lorsque personne ne semble savoir)?
Et si nous enracinions collectivement la conviction que nous ne serons jamais exclus de cette planète, et que nous avons tous un rôle à jouer? Un groupe nous rejette ? Pas de problème, les possibilités de trouver plus de personnes partageant les mêmes idées sont énormes ! Pourquoi même souffrir ??!


Qu’il s’agisse d’événements traumatisants, d’insouciance, de préjugés et nous en reparlerons aujourd’hui… Et si nous faisions une priorité de mettre en place les conditions pour accroître partout le sentiment d’appartenance à la civilisation exceptionnelle, dont notre époque a besoin? Et que pourraient faire les institutions européennes en particulier ?


Maintenant, abordons ce sentiment d’appartenance en priorité, pour éviter des conséquences plus dramatiques, liées à notre faible intérêt pour la collaboration mondiale. Il est temps de miser sur nos similitudes, de renforcer le sentiment d’appartenance et de fierté !

5/ La clé pour un cadre d’action bienveillant

Obhi et moi venons de terminer notre discussion avec le Prof. Paul Gilbert, auteur à succès, en vue de notre session sur la Compassion le 2 décembre à la Commission européenne. Cette conversation m’a tellement inspirée que je souhaite partager avec vous les principales idées dans ce court article.

Aujourd’hui, notre contexte social ne nous permet pas d’offrir le meilleur de nous-mêmes. Au contraire, nous sommes dans un contexte où notre humanité continue chaque jour à détruire plus qu’elle ne crée.

À partir de notre conversation, nous avons envisagé que la clé pour changer ce contexte social pourrait passer par :

  • Entraîner notre cerveau à être compatissant. Paul Gilbert définit la compassion comme : « une bonté fondamentale, avec une conscience profonde de la souffrance de soi et des autres êtres vivants, couplée avec le désir et l’effort de la soulager » (Gilbert, 2009, p. Xiii).
  • Rechercher la sagesse et le courage de nos dirigeants (ainsi que l’empathie et le questionnement). Si vous voyez la protection, les peurs, la paranoïa, l’autoritarisme, le blâme et les attitudes compétitives… C’est exactement le contraire de ce dont une civilisation exceptionnelle a besoin.
  • Utiliser les blockchains pour augmenter la confiance, en certifiant par exemple la science fondée sur des preuves. Et lorsque ce n’est pas possible, donner à l’accès à une plateforme ouverte pour permettre aux scientifiques de s’approcher d’une forme de vérité.
  • Exploiter et coordonner les bonnes actions dans le monde, en créant un mouvement mondial qui rendrait les bonnes actions plus visibles.
  • Enseigner la compassion dans les écoles (pour créer la motivation pour des actions positives dès le plus jeune âge).
  • Convertir les entreprises à une économie compatissante, que nous devons définir de toute urgence (ce que cela signifierait de choisir une croissance positive).
  • Faire s’accorder nos dirigeants sur une charte, en complément de la déclaration des droits de l’homme, qui rassemblera les comportements que nous devons encourager pour une civilisation d’exception.
  • Faire en sorte que les entreprises et les entrepreneurs du monde entier se mettent d’accord sur un code moral clair, qui définirait les nouvelles règles du jeu pour une entreprise morale (similaire à l’approche sportive de la compétition).
  • Créer un prix international pour reconnaître les contributions positives et faire pression pour toujours plus de compassion dans le monde.
  • Rassembler les plus riches du monde autour du cadre d’actions bienveillant. Ils ont les ressources pour faire la différence, nous devons leur offrir une reconnaissance pour le bien qu’ils apporteront à cette planète.


Je suis consciente que certaines initiatives avancent déjà dans la bonne direction. Le message principal que je veux faire passer avec cet article de blog est qu’il faut les coordonner, pour assurer une meilleure visibilité et augmenter l’impact. A mon niveau, je contribuerai.

6/ La feuille de route vers le rêve

En 2015, lorsque j’ai commencé à chercher les conditions pour réaliser mon rêve européen, j’ai réalisé que ce ne serait pas un voyage facile.

Un exemple : n’est-il pas vrai que de nombreux citoyens se sentent éloignés des décisions prises à Bruxelles ? Qu’ils ne semblent pas avoir d’importance aux yeux des « technocrates » ?

Ou, que beaucoup se sentent à la merci d’un destin, qu’ils pensent ne pas avoir choisi ?

Le Brexit en est une preuve.

La recherche que je m’apprête à partager dans les prochains jours vise à préparer un avenir meilleur pour la nouvelle génération.

Vous ne trouverez pas sur ce blog une utopie, ni un pansement, mais une feuille de route sur laquelle s’engager.

Comme j’ai eu cette chance incroyable de travailler pour l’Europe au cours des 16 dernières années, je suis convaincue qu’il y réside un potentiel de CHANGEMENT PROFOND.

Nous sommes bien placés pour concevoir ensemble un avenir collectif, respectueux et porteur d’espoir, et mettre en place les conditions d’une civilisation d’exception.

En fait, si nous n’avons pas totalement réussi par la loi à faire l’Europe, alors nous devons le faire par la culture.

Il est temps d’adopter une énergie renouvelée, un état d’esprit compatissant et de nombreux comportements, pour passer d’une individualisation de masse à une puissante collaboration mondiale (qui est le seul moyen de sortir de cette crise COVID, par exemple !).

La « feuille de route vers le rêve » suit un récit, sur les illusions, le big bang COVID, puis les retrouvailles collectives avec le rêve jusqu’ici caché à tous.

Vous verrez émerger sous vos yeux nos vérités communes, après des années de recherche sur les conditions.

Je suis maintenant super excitée de partager tous ces apprentissages avec ma chère communauté et de commencer les conversations incroyables dont nous avons besoin pour poursuivre ce voyage. Et pour vous y préparer, vous aurez accès à des enseignements tirés de tonnes et de tonnes de livres, de leaders du changement, d’experts du monde entier dans divers domaines de recherche, d’interviews de nos dirigeants politiques.

J’espère que vous apprécierez!

Veuillez noter que ce ne sont pas des recettes pour un voyage facile, cependant. Tout cela, y compris le rêve, exigera que nous voulions tous guérir, arrêter de dormir ou trouver des issues à notre monde d’illusions. Nous devons nous unir pour aborder les grandes transitions, qui sont nécessaires de toute urgence. Et cela exige de chacun de nous RESPONSABILITE et ENGAGEMENT. Et je l’espère, nous saurons comment rendre tout cela AMUSANT aussi.

7/ Ce que la crise de la COVID-19 révèle (1/5)

La COVID-19 a agi comme une énorme tempête, un tsunami ou même un « big bang #2 ».

En fait, plus nous prenons du temps pour faire face à cette crise, plus on nuit à la santé et à l’énergie des gens.

Soyons clairs, nous devons prendre cette pandémie plus au sérieux.

Et, après presque deux ans de crise, il n’y a qu’un seul moyen de s’en sortir. Nous devons commencer un travail de redéfinition, en partant des racines de ce mal. Mais le changement ne se fera pas du jour au lendemain : « Les dirigeants ne s’attaquent qu’aux symptômes, et non aux causes profondes, de la pandémie de coronavirus ». Dixit le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), en juillet 2021.

Et, quatre mois après ? Nous continuons à remarquer le même comportement.

Dans ce premier chapitre, mon objectif est d’exposer mon analyse des transformations silencieuses, qui se sont produites sous la surface de la perception, et ces causes profondes justement. En cinq billets de blog, cela constituera le préambule incontournable des transitions nécessaires, que je vous partagerai ultérieurement.

Notre humanité n’a jamais été mieux placée pour offrir une contribution positive à ce monde. Ce sont des temps prometteurs. Alors, dites-moi, qu’est-ce qui nous empêche de devenir la civilisation exceptionnelle dont notre planète a besoin ?

a/ Diriger la politique au temps des Lumières

L’accès facile à Internet et aux réseaux sociaux a rendu certains d’entre nous plus compétents et plus puissants que jamais. En conséquence, nous sommes de plus en plus désireux de transcender nos limites. En fait, nous constituons une nouvelle civilisation affirmant la vie, qui veut être coauteure de notre avenir commun.

Par exemple, cette population croissante peut présenter les émotions et comportements suivants :

  • Nous pouvons exiger que nos dirigeants actuels cessent de diriger, de nous traiter comme des enfants ou de s’accrocher au pouvoir ;
  • Nous pouvons également appeler à moins de bureaucratie, d’injustice ou de déshumanisation ;
  • Enfin, nous pouvons être irrités par le manque d’appropriation, de transparence et d’authenticité.

Le résultat, si nous ne sommes pas écoutés, peut être un manque de confiance pour suivre les décisions. Cela peut également créer des conflits internes qui bloquent une action appropriée. Malheureusement, la conséquence logique est une limitation collective de notre capacité à guérir.

La civilisation d’aujourd’hui n’est peut-être pas aussi facile à diriger que par le passé, mais ne vous y trompez pas, nous ne sommes pas non plus des radicaux. Nous aussi, nous voulons éviter autant que possible le sang et la douleur.

En fait, il semble normal pour nous, en tant qu’êtres humains responsables, de remettre en question la réalité et d’espérer unir nos forces pour un avenir meilleur pour les prochaines générations.

En fin de compte, le risque, si nous ne changeons pas notre façon de faire de la politique à l’époque des Lumières, est d’avoir à l’avenir des réveils plus violents qu’une pandémie prolongée. “C’est un défaut commun aux hommes de ne anticiper les orages par beau temps.” Nicolas Machiavel.

b/ Une périphérie marginalisée

Une autre transformation silencieuse clé est la marginalisation de la périphérie vis-à-vis de la démocratie. Ce sont les gens qui ne trouvent pas le confort dans le système actuel. Par exemple, la notion de «travailleurs essentiels» pendant la pandémie a révélé que ceux dont le travail est considéré comme essentiel font souvent partie des moins bien payés.

Or, ce sont les jeunes, puis les anciens, les femmes et les migrants, qui ont payé le plus cher, tandis que la population aisée a continué à bénéficier d’encore plus de confort.

En fait, dans nos différentes crises, les soi-disant minorités souffrent le plus des décisions de nos institutions gouvernementales, qui se concentrent souvent sur les besoins de ceux qui sont politiquement actifs ou conscients. C’est une vraie menace.

Il y a un autre problème avec cette population en particulier, et il concerne le manque généralisé de pensée critique. Cela a conduit les administrations publiques à communiquer avec les défis de la dés/désinformation, parfois propulsées par des célébrités.

Et comme la crise continue de les frapper encore plus, elle a conduit à un suivi « aveugle », sur des campagnes avec lesquelles ils seraient fondamentalement en désaccord dans des circonstances normales.

Oui, notre époque appelle des mesures spécifiques aux communautés marginalisées (en particulier les femmes et les jeunes). Surtout, avec eux, nous devons éviter le sophisme de la centralité (c’est-à-dire « puisque je ne le sais pas, cela ne doit pas se produire ») car la périphérie est le lieu où se trouve l’énergie pour le changement.

Une conséquence logique de cette erreur pourrait être l’émergence de groupes plus en colère. Ils exprimeraient de diverses manières leur intense souffrance et leur tristesse face à la crise planétaire qui se déroule, ainsi qu’aux autres crises sociales, économiques, sanitaires, numériques, éducatives, géopolitiques.

c/ Un monde majoritairement numérique

La transformation numérique brutale alors que les gouvernements du monde entier ont imposé des confinements à l’échelle nationale a probablement été la transformation la plus radicale et la plus inattendue pour ceux qui n’étaient pas d’accord avec cette perspective.

D’une certaine manière, ce changement a prouvé à quel point les gens peuvent être adaptables et l’impact que de nouvelles habitudes collectives peuvent avoir sur notre environnement.

Par exemple, en nous éloignant du monde physique, nous avons constaté l’impact sur la circulation, le bruit et les émissions de dioxyde de carbone, ainsi que sur les conditions météorologiques. Pour la première fois depuis des décennies, les Indiens pouvaient même voir l’Himalaya de loin.

Le monde « majoritairement numérique » a eu d’autres conséquences. Il a brouillé les frontières entre nos vies professionnelles et personnelles. Il semble aussi avoir dégagé une authentique volonté de fermer la distance au sein des familles et de s’auto-organiser en communautés.

Pourtant, s’il existe un réel potentiel dans les outils en ligne, il existe également des menaces, auxquelles nous devons nous attaquer de toute urgence. Par exemple: Les jeunes générations semblent être des cobayes dans un monde numérique, plein de tentations commerciales.

De toute évidence, nous manquons d’un cadre pour protéger les personnes dans de tels environnements, comparable à celui que nous avons dans le monde physique (que nous devons améliorer ainsi que nous le verrons dans des articles ultérieurs).

On craint également que seules quelques entreprises technologiques dominent ce monde, ayant accès à l’identité, aux connaissances et à l’expérience de chacun. Et à mesure qu’ils continuent à développer leur pouvoir avec les données, il y a une perception croissante d’impuissance collective, ce qui peut être un autre facteur conduisant à un sentiment général de méfiance.

Enfin, il est nécessaire d’évaluer les coûts du virage numérique dans le contexte du pacte vert.

De plus en plus de preuves prouvent les méfaits de nombreuses routines sur l’environnement, comme l’avalanche d’e-mails qui ont remplacé les réunions physiques. A suivre… En attendant, je vous invite à approfondir vos connaissances en visionnant cette vidéo « Who Really Controls our Lives ? », une conversation passionnante avec moi, Anasuya Sengupta, Evan Steiner, Matt Prewitt et Obhi Chatterjee.

8/ Ce que la crise de la COVID-19 révèle (2/5)

La crise de la COVID-19 a créé la tempête parfaite. Avec elle, la plupart de nos sociétés se sont réveillées. Nous voyons enfin les transformations, qui ont eu lieu lorsque nous étions à moitié endormis, menant nos vies en mode semi-automatique.

Maintenant, de moins en moins aveugles, il est temps d’ouvrir la voie à une humanité plus ambitieuse, qui préparerait un avenir meilleur pour les générations futures !

Mais, attendez, qu’est-ce qui nous retient encore ?

Une plus grande concentration du capital

La tendance observée par Piketty, dans son livre Le Capital, s’est renforcée pendant cette crise de la COVID-19, la richesse étant encore plus entre les mains de quelques-uns. Beaucoup semblent convenir que nous avons besoin de plus de protectionnisme pour éviter une plus grande concentration du capital dans un monde globalisé.

En fait, le passage à l’économie du bien-être serait un moyen de sauver notre paix et pas seulement la planète, et de nombreux milieux conservateurs et libéraux commencent à comprendre que le modèle n’est plus adapté. Le capitalisme, au moins, a besoin d’être «réformé».

On a aussi vu que les gens sont de plus en plus convaincus que la promesse d’une croissance perpétuelle n’est pas tenable.

Il est nécessaire d’adopter une approche systémique pour promouvoir des pratiques circulaires qui traitent des questions financières, institutionnelles, sociales et techniques.

En fait, la circularité doit devenir l’essence de tout développement économique et de la gestion de la vie quotidienne de la ville, en promouvant l’utilisation du modèle économique du “beignet”, par exemple.

Moteurs négatifs de notre temps

Dans cette section, l’objectif est d’identifier certains des moteurs négatifs de notre modèle économique. Notez qu’ils ne sont pas faux; ils ne sont tout simplement plus adaptés. Je les appelle « les principes obsolètes d’une société post-industrielle ».

Ils constituent des illusions qui nous empêchent de vivre le rêve. Parce qu’avec eux, chacun de nous continue de se réveiller en se faisant du mal, aux autres et/ou à la planète. N’oubliez pas qu’au moment où nous parlons, nous continuons à utiliser chaque jour, trois fois plus de ressources que la planète n’en produit.

AgitationPresque la norme. Pourtant, cela ne rend personne heureux ou prospère. En fait, c’est presque devenu une posture. Même s’il n’y a pas de valeur produite, c’est “cool” d’être occupé. Liée à la mentalité « cocher la case » et à l’approche minimaliste, cette valeur nous a conduit à l’économie des distractions (autre façon de nommer l’économie de l’attention). Comme nous le savons, il n’y a pas de notice d’instruction claire pour faire face à toutes ces distractions bien qu’elles continuent de nuire.
EfficacitéUne devise que l’on retrouve partout. Pourtant, cela nuit à la fois aux personnes et à la planète. Chaque fois que j’entends ce mot, je me demande à quelle vitesse nous allons nous heurter au mur ? Je le relie à notre habitude d’opportunisme bureaucratique, un instinct humain naturel de chercher des solutions rapides. Notez que c’est quelque chose qui devient particulièrement fort en temps de crise. Nous voulons aider et montrer notre valeur, mais nous réagissons principalement sur un mode semi-automatique dirigé par notre cerveau reptilien.
Fixation des objectifsLes Objectifs continuent de guider la plupart des actions mondiales. Pourtant, cette habitude favorise la concurrence et les comportements improductifs. Ainsi, il renforce l’individualisation de masse au lieu de la mondialisation.
Pensée linéaireDans un monde VUCA, cette façon de penser est beaucoup trop simpliste et a donc des résultats limités. Surtout, nous voyons le mal sur des questions telles que les plastiques, la migration, la crise climatique ou cette crise du COVID-19. En fait, nous ne faisons qu’amplifier les problèmes avec la moindre décision. Non, il serait plus sage d’arrêter de penser du tout que de penser linéairement.
Sens de la propriétéSeule la copropriété existe dans la nature et pour cause. Le système est interdépendant, ce qui signifie qu’un point faible affaiblit tout le système. Mais nous continuons à nous accrocher à notre propre petit territoire comme si c’était la clé d’une plus grande force. Non, en fait, c’est le contraire. Vous ne faites qu’augmenter votre peur de lâcher prise et vous résistez au flux naturel d’énergie. C’est ce que nous appelons une approche “perdant-perdant”. Il s’agit de se penser comme un acteur du système global.
Positivité superficielleLa positivité, ajoutée à la déconnexion et au déni, devient totalement superficielle. Ainsi il se prive de liens authentiques et du don étonnant de se sentir utile, d’une manière humaine sincère. Mais le marché de la positivité toxique est important, malgré les méfaits sur la psychologie humaine.
Suivisme et obéissanceCe sont des habitudes courantes qui révèlent une forme d’évitement et de pensée de groupe. Les préjugés, les apriorismes, les hypothèses et autres croyances individuelles et collectives créent un filtre dangereux. Il est important d’éduquer les gens à leur sujet. Car ce qui était autrefois considéré comme respectueux ne le sera pas forcément par les générations suivantes.
The race for the new and fake innovationCette course nous fait rêver de nouveaux départs et courir après le progrès (comme une autre échappatoire ?). “Nouveau” n’est pas synonyme de “progrès”. Et il y a souvent plus de valeur à chercher à construire sur « l’ancien ».
ChrematistiqueL’art de gagner de l’argent est une activité contre nature qui aboutit à une situation où huit personnes possèdent plus de richesse que cinquante pour cent de la population mondiale.
La lentille doubleLa polarisation entre le bien et le mal donne lieu à une culture du blâme quand elle n’est pas répressive. En concentrant notre attention sur ce qui est mal, la plupart d’entre nous perdons aussi notre pouvoir d’agir. Par conséquent, nous blâmons généralement ceux qui agissent plus que ceux qui ne font rien – un peu comme regarder la politique comme si on regardait un match de boxe. Dans un monde comme celui-ci, malheureusement, beaucoup ne se sentent pas les bienvenus, surtout pas les bienvenus pour agir.
StabilitéPermettez-moi d’être directe ici, c’est un objectif totalement irréaliste, car la vraie stabilité comme la certitude n’existe pas. C’est donc souvent ce qui amène les gens à choisir le non-sens et la rigidité, comme le maintien d’un mode très protecteur et d’un état d’esprit fermé (contre le bonheur ?). Non, la logique est de trouver des équilibres indispensables.


Plus de statu quo, plus de chaos

J’espère que vous êtes maintenant convaincus qu’il s’agit de moteurs négatifs et de principes obsolètes. D’une certaine manière, en ne les défiant plus, nous apprenons à nos enfants à les reproduire. Nous savons qu’ils entraînent des sentiments et des comportements nuisibles, mais nous continuons à offrir ces cadeaux toxiques. Ça pourrait être pire? Oui, si nous ajoutons la fierté en plus.

En poursuivant le statu quo, nous ne faisons qu’amplifier le chaos. Et, parfois, il y a ce sentiment que ne rien faire serait une meilleure option.

Il est temps de faire face à la vérité et d’évaluer les menaces réelles. Nous semblons naviguer aveuglément d’une crise à l’autre.

Donc, mon invitation pour vous aujourd’hui est de vous arrêter une minute d’essayer de résoudre n’importe quel problème, et pour quelques articles de blog supplémentaires, continuez à écouter. Il est un peu trop tôt pour tourner la page. Nous sommes des criminels et avons besoin d’un bon et lent procès.

Demain, nous nous pencherons ensemble sur quelques histoires de notre ère post-industrielle afin de défier encore plus nos illusions. Il y a encore trop de sable dans nos yeux. (Mais soyons clairs, il existe des solutions à tout cela et nous aurons tout le temps de profiter des solutions au rêve plus tard !)

A suivre… En attendant, je vous invite à regarder cette vidéo sur la pensée systémique (EN) avec Stéphane Baillie-Gee.

9/ Ce que la crise de la COVID-19 révèle (3/5)

Prêts à affronter d’autres transformations silencieuses ?

Dans cet article, nous les explorerons du point de vue de notre santé. Jusqu’ici, je suppose que rien ne vous a semblé si glorieux.

Mais s’il y a besoin de confronter notre réalité, il vaut mieux le faire aujourd’hui, nous mettant en état de livrer le Rêve au plus tôt.

Une fois que nous aurons appréhendé les problèmes, il nous sera beaucoup plus facile de trouver les bonnes actions.

Pourtant, trop de “je” et trop peu de “nous”

Malgré une crise mondiale, qui ne peut être abordée qu’avec un état d’esprit « M+WE » (combinaison en anglais de Me+We, traduit en français par Moi + Nous), le collectif n’est pas encore la norme.

Le problème avec le manque d’arguments solides en faveur de l’unité est que les rêves de compétition individuels continuent d’émerger.

Beaucoup d’entre nous vivent dans un mode où règne la domination, au lieu d’adopter des comportements de partenariat.

Dans ce rêve de prospérité, le « je » semble plus important que le « nous ».

Et, la plupart d’entre nous semblent avoir perdu de vue un destin commun pour la croissance.

Conséquence logique, le sentiment d’appartenance s’estompe.

Certains d’entre nous se dissocient par épuisement lorsque d’autres mènent leurs propres agendas ou délèguent leur pouvoir à d’autres.

La plupart de nos communautés est formée sur l’idée même de rejet vers ou par un autre groupe.

Au final, malheureusement, il semble encore difficile de former une communauté inclusive, permettant des points de vue divergents et des conflits sains.

Derrière ces enjeux, il y a une difficulté à se sentir bien avec soi-même et avec les autres.

Et plus que tout, c’est une question de santé.

Nous avons maintenant suffisamment de preuves scientifiques qui prouvent que derrière cet état d’esprit «moi et eux» se cache un manque de cerveau compatissant.

Très social, même derrière des écrans et des masques

Dans cette crise, l’importance de notre vie sociale n’a jamais été aussi perceptible.

Nous avons pu observer la beauté de l’humanité, dans des actions de solidarité spontanée.

La crise de la COVID a dévoilé le pouvoir des individus à dépasser les frontières.

Et cela a permis de proposer des solutions innovantes pour augmenter notre résilience.

La majeure partie de notre société se réveille, grâce à cette crise.

Mais nous ne devons jamais oublier ceux qui luttent le plus. Et, nous avons pu voir avec la crise de la santé mentale, qu’il y a une responsabilité à faire, mais aussi à ne pas faire.

Alors que les institutions et les politiques ont fait preuve d’une approche plus humaine et bienveillante, c’est dans les pays dirigés par des femmes dirigeantes que l’impact sur la crise s’est le moins fait sentir.

Les femmes dirigeantes ont adopté une approche plus douce, avec une attitude plus collaborative et bienveillante. Ils ont mobilisé des énergies dans les coulisses pour résoudre des problèmes complexes, tirant le meilleur parti de la puissance des discussions parallèles. Cela a augmenté le potentiel de décisions plus éclairées, de suivi et de confiance. (Shada Islam, Together-Ensemble, juin 2020)

La crise immunitaire

Le système immunitaire protège contre les virus et les maladies.

Grâce à un bon système immunitaire, les gens créent des anticorps naturels contre le COVID-19.

Par conséquent, cette crise sanitaire a agi comme un signal d’alarme pour guérir notre santé physique et mentale. En principe, avec une bonne immunité, nous n’aurions même pas besoin de vaccins.

Alors, en priorité, cette crise montre qu’il faut mieux informer les citoyens sur les solutions pour augmenter leur immunité.

Ce serait un moyen puissant de renforcer réellement et durablement leur système immunitaire.

Il est également nécessaire de s’attaquer à l'”infodémie” en spirale, un appel venant de l’Organisation mondiale de la santé. Cela impliquerait que toutes les directives sanitaires soient basées sur des preuves scientifiques indépendantes.

A suivre… En attendant, je vous invite à en savoir plus sur « Une mauvaise santé métabolique est à l’origine de nombreuses conditions », dans cette vidéo avec le Dr Aseem Malhotra, à partir de septembre 2020.